20/02/07

202 - Outreau : Le chaos !

Flamme1" QUE DIEU AIT PITIE DE NOUS ! "

Rappel du contexte

Fin 2001, l'opinion publique est entretenue quotidiennement par la déferlante médiatique sur la terreur de l'insécurité: les élections présidentielles sont en vue... La chasse au gibier pédophile est ouverte: Sujet porteur pour attirer l'attention de la "ménagère de moins de 50 ans"!

La Tour du Renard vit dans la misère quotidienne du chômage.  Le scoop du réseau pédophile international conduit par des "notables" permet à la bonne conscience des "justes" et aux petits acteurs médiatiques de nous rejouer GERMINAL !

Quelle aubaine....

Le déroulement de l'affaire

Inutile de reprendre l'histoire connue de tous...

Accordons nous  seulement le temps de lire un extrait des propos de Dominique Weil dans son livre écrit après 5 ans de résistance à la calomnie et à l'injustice :

 "[…] C’est dire que jamais je n’aurais écrit sur ma vie, sur ma foi, sur mes doutes, si je ne m’étais pas retrouvé embarqué dans l’invraisemblable fiasco judiciaire d’Outreau. Le 14 novembre 2001, j’ai été interpellé chez moi puis mis en examen et écroué pour « viols et agressions sexuelles aggravés sur mineurs de moins de 15 ans ». Bientôt, nous allions être dix-huit dans la même situation, femmes et hommes, innocents pour la plupart mais tous suspectés par le juge d’instruction Fabrice Burgaud d’être membres d’un réseau international de prostitution de jeunes enfants. Ce soupçon m’a valu, comme aux autres, de faire de longs mois de prison – plus de neuf cents jours en ce qui me concerne – avant que la cour d’assises de Paris ne réduise « l’affaire du siècle » au triste fait divers qu’elle aurait dû rester. C’était en novembre 2005, presque quatre ans jour pour jour après la vague d’arrestations conduite par M. Burgaud.

[…]

Ces trente et un mois de prison m’ont beaucoup appris sur l’état de notre société, sur le pouvoir des institutions, sur l’impuissance d’un homme seul à se faire entendre. Je pense à la mort de François Mourmand qui répétait vainement qu’il était innocent. Aux larmes et aux cris de désespoir d’Odile Marécaux, que les gendarmes interrogeaient dans la pièce voisine de celle où j’étais moi-même soumis à leurs questions. Aux grèves de la faim et aux tentatives de suicide d’Alain Marécaux/ A la profonde détresse des Legrand père et fils. A la colère et au désarroi de Franck et Sandrine Lavier, mes voisins de la Tour de Renard, qui avaient reconstruit une famille malgré les difficultés, et que l’institution judiciaire a balayés sans ménagement… "

 

 

( Extrait du livre  de D. Wiel :"Que Dieu ait pitié de nous"  (Oh Editions)

 

 

 

 

***********************

 

 

 

Extrait d'un entretien accordé à la voix du Nord (23/09/2006)

 

 

A qui en voulez-vous le plus ? Je n’en veux pas précisément à untel ou untel. J’en veux à un ensemble. C’est un système dans lequel on ne peut pas se débattre, pas se faire entendre. Même les avocats, vous savez… Ils sont bien peu à vouloir vraiment une réforme. Tant que rien ne change, ils peuvent toujours dire : « Vous voyez bien, j’ai tout essayé, ce n’est pas de ma faute ! »  Je vais vous surprendre : la première responsable, c’est Ségolène Royal avec sa circulaire qui obligeait les travailleurs sociaux à faire un signalement au procureur dès qu’ils entendaient parler d’une agression sexuelle. Alors, ils ont signalé à tout va ! L’un d’eux m’a dit qu’il avait signalé pour ne pas qu’on puisse lui reprocher de ne pas l’avoir fait, au cas où… « C’était vous ou moi… » m’a-t-il dit… C’est pour ça que je n’arrive pas à en vouloir plus à Burgaud, à Beauvais… C’est un ensemble de cause, un système…

 

 

De quoi avez-vous le plus souffert ?  Du motif de l’accusation… Être accusé par des enfants… C’est pas les conditions, ça non… J’étais décidé à tenir dix ans, s’il le fallait… Mais avoir sur les épaules des accusations d’enfants… Le regard des gens ? Non… Alors ça… Non.

 

 

On vous a reproché votre comportement devant les juges, une absence de conformisme… Un procès, une audition devant la police ou les juges, c’est du théâtre, vous savez ! Et chacun y joue son rôle. Un rôle convenu. Et celui qu’on m’attribuait ne me convenait pas !

 

  

 

HOMMAGE

 

 

Le blog des innocents constate le KO infligé à la machine judiciaire et à sa cour médiatique par la Résistance d'Innocents Injustement Accusés qui ont supporté des années de calomnies,  de détention et d'injures...

Qui est responsable du trouble à l'ordre public ?

Qui est responsable de la mort de François Mourmand

 

Lire: "Que Dieu ait pitié de nous" de Dominique Weil

 

 A lire également le dernier témoignage paru :

Daniel Legrand, une histoire commune

 

 

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19/02/07

201 - Mort d'un innocent: Bernard Hanse

BernardAffaire de Montmirail (51)

Rappel du contexte

Au cours de l'année 1997, l'opinion publique est bouleversée par les révélations de l'affaire Dutroux en Belgique.

Ségolène ROYAL  est nommée Ministre délégué aux affaires scolaires et fait de la lutte contre la pédophilie son cheval de bataille en s'appuyant sur un axiome qu'elle considère comme infaillible:" Les enfants ne mentent jamais".

Le déroulement de l'affaire

Bernard Hanse est professeur d'EPS au collége de Montmirail. Au cours d'un après midi de juin 1997, il expulse un élève de 4ème du gymnase dans lequel il n'avait rien à faire. Ce dernier, connu comme affabulateur, déclare le soir même à son entourage que le prof de gym lui a imposé des attouchements. Les parents sollicitent auprès du Principal du collége un entretien avec le professeur. Cet entretien ayant été reporté par les parents, le Principal informe Bernard Hanse qu'il va faire un signalement au Procureur de la République.

Affolé par cette précipitation dans la mise en route de la machine judiciaire, Bernard Hanse ne supportera pas l'idée du broyage lent et pervers qui se prépare sous le poids d'une telle accusation. Il met fin à ses jours dès le lendemain après avoir écrit une dernière lettre à son entourage pour crier son innocence et dénoncer la perversion du systéme.

Dans les jours suivants, le calomniateur reconnaîtra avoir menti pour se venger du professeur.

Sans le moindre respect pour la mémoire de Bernard Hanse et pour la douleur de sa famille, Madame la Ministre ROYAL interviendra directement dans les journaux télévisés, le 9 juillet 1997, pour déclarer, malgré la mise en examen du calomniateur pour déclaration mensongère, que "l'affaire n'est pas finie, l'enfant s'est peut-être rétracté sous la pression des adultes, sous le poids d'un suicide, les reproches qui lui avaient été faits d'avoir parlé."

Bernard Hanse sera définitivement innocenté de toute accusation par la justice et officiellement réhabilité, le 4 mars 2003, par le nouveau Ministre délégué aux affaires scolaires: Xavier Darcos.

Le calomniateur sera reconnu coupable de dénonciations mensongères par la cour d'appel.

Les défaillances du systéme

- la crédibilité immédiate accordée à la parole du mineur par le Principal du collège,

- la précipitation de l'autorité administrative du collége probablement liée à la connaissance du projet de circulaire annoncée par la Ministre ROYAL pour imposer le signalement immédiat au Procureur de toute connaissance d'un prétendu fait d'agression à caractère sexuel,

- les paroles inadmissibles de la Ministre ROYAL après la mort d'un innocent pour tenter de justifier son axiome prétendu "infaillible": "les enfants ne mentent jamais".

Hommage à Bernard Hanse

Pour honorer la mémoire de Bernard Hanse, pour remercier sa famille du travail effectué pour le réhabiliter et pour répondre aux propos indignes de la Ministre ROYAL, il nous paraît juste de faire revivre Bernard Hanse comme porte drapeau des Innocents Injustement Accusés et comme symbole de la lutte à mener contre la circulaire ROYAL.

Pour plus d'informations sur l'affaire de Montmirail, consulter le blog à l'adresse suivante: http://bernardhanse.canalblog.com/

Posté par B2IA à 22:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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