02/02/11

515 - Emilie et Laetitia accusées à tort d'agressions sexuelles

Albi. Deux femmes accusées à tort d'agression sexuelle !

Maintenant, Emilie et Laetitia ont décidé de tourner le dos à cette terrible épreuve. Elles en sont sorties renforcées dans leur amitié./ Photo DDM, P.S.
Maintenant, Emilie et Laetitia ont décidé de tourner le dos à cette terrible épreuve. Elles en sont sorties renforcées dans leur amitié./ Photo DDM, P.S.

Émilie et Lætitia, aide médico psychologique et aide-soignante au Bon-Sauveur, ont été blanchies par la justice dans une affaire d'agression sexuelle sur un patient. Elles racontent leur descente aux enfers et leurs espoirs à la dépèche.fr.

Leur avocat, Me Michel Albarède, avait résumé l'affaire en une seule phrase, le jour de l'audience correctionnelle du 13 janvier. « Tout ce dossier respire le règlement de comptes et la jalousie, aucune déclaration n'est précise et concordante… », déclarait-il dans sa plaidoirie de défense d'Émilie. Cette jeune mère de famille, âgée de 25 ans lors des faits, était prévenue d'agression sexuelle imposée à une personne vulnérable, le 24 janvier 2007 à la maison d'accueil spécialisée du Bon Sauveur. En l'occurrence, un patient de 39 ans, lourdement handicapé mental.

Elle était seule à la barre, sa collègue de travail et maintenant amie, Lætitia, poursuivie pour les mêmes faits, a fait l'objet d'un non-lieu dans le courant de l'été 2010. Toutes deux, blanchies par la justice mais salies par trois anciennes collègues de travail, ont tenu à raconter leur descente aux enfers. « Maintenant, avec cette décision de justice, la vie peut continuer. On peut refaire des projets et reprendre goût à la vie. Mais il restera toujours une cicatrice », explique posément Émilie, licenciée du Bon Sauveur, 9 mois après, pour faute grave. Lætitia, mise à pied pendant 5 jours, a été réintégrée.

« On travaillait, je venais d'être titutarisée au sein de la MAP, on avait des projets et tout s'est écroulé. On s'est débarrassé de nous quelques mois plus tard sur la base de témoignages douteux. » Émilie, la rejetée, a entamé une procédure prud'homale pour licenciement abusif. Et gagné. Elle n'a pas demandé sa réintégration.

La machine judiciaire s'est mise en marche après le licenciement. « Nous avons reçu une convocation au commissariat pour nous expliquer. On a fait 36 heures de garde à vue, toutes les deux . On ne comprenait pas ce qui nous arrivait, confient les deux amies. Tout ça a pris une ampleur terrible dans les médias. Nous étions impuissantes, écrasées par la machine judiciaire, les rumeurs, les gens qui se détournaient de nous, l'humiliation. ça a duré trois ans. On n'avait aucune preuve matérielle pour prouver notre innocence. »

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Posté par B2IA à 21:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]