Coup d'oeuil

Lundi 8 décembre 2014 commence le procès en appel de Sébastien Malinge, condamné en première instance en 2012 à 30 ans de prison dont 25 ans de sûreté pour le crime du parking des Italiens à Avignon en novembre 2010 (Une femme de 66 ans assassinée au pied d'un transformateur à l'aide d'un tournevis planté dans sa tempe).

La condamnation en première instance a été très lourde contre un homme qui a toujours clamé son innocence et contre lequel une seule charge l'a rendu coupable : la présence de son ADN, sur l'arme du meurtre (le tournevis) et sous les ongles de la victime.

Pourtant de nombreuses questions restent sans réponse ?

1 - L'absence de mobile du crime contre une victime que Sébastien Malinge ne connaissait pas et à fortiori n'avait jamais rencontrée.

2 - Le silence de la fille de la victime qui n'a fait connaître sa liaison avec Sébastien Malinge qu'au moment du premier procès alors qu'il était en détention depuis 18 mois. C'est à ce moment-là que Sébastien Malinge a appris l'existence du lien filial entre la victime et son ancienne relation.

3- Le désaccord entre la fille de la victime qui dit que la relation avec Sébastien Malinge n'a duré que deux mois alors qu'elle a été beaucoup plus longue selon Sébastien Malinge.

4 - La possibilité de la présence de l'ADN de Sébastien Malinge sur le tournevis car il avait utilisé celui-ci pour faire des petites réparations dans l'appartement de la fille de la victime.

5 - La possibilité de transfert de l'ADN sur les ongles de la victime car Sébastien Malinge a séjourné dans l'appartement de la fille de la victime pendant de longues périodes. Il a mangé, dormi, fait sa toilette dans cet appartement.  Or la victime a également séjourné dans cet appartement dans les jours qui ont précédé le meurtre. Elle a pu toucher de nombreux objets qui avaient été eux-mêmes utilisés par Sébastien Malinge. Des études canadiennes ont démontré que des transferts d'ADN étaient possibles entre un objet sur lequel sont déposées les traces d'ADN d'un individu et une autre personne qui touche l'objet.

Les avocats de la défense auront la lourde tâche de créer le doute dans la tête des jurés. Ils ont sollicité, au printemps 2014, un complément d'enquête pour apporter des réponses aux questions posées. Hélas, leurs requêtes, si elles ont bien déclenché un complément d'enquête et un report du procès en appel, ne semblent pas avoir été complétement entendues par les instructeurs du procès. Le complément d'enquête s'est soldé par de simples réauditions séparées de Sébastien Malinge et de la fille de la victime sans  confrontation et sans véritable recherches sur la possibilité de transfert d'ADN comme si la présence de l'ADN de Sébastien Malinge suffisait à boucler l'issue du procès.

A consulter les articles ci-dessous et le blog des amis de Sébastien Malinge:

 sebestinnocent.webnode.fr