15/12/14

549 - Georges Tron renvoyé devant les assisses !

Tron

L'ex-secrétaire d'État UMP Georges Tron a été renvoyé lundi devant les assises de l'Essonne, où il sera jugé pour viols et agressions sexuelles à l'encontre de deux anciennes employées municipales, a appris l'AFP de sources concordantes.

La cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance de non-lieu, dont le maire de Draveil (Essonne) avait bénéficié en décembre 2013 à l'issue de l'enquête déclenchée par des plaintes des  deux employées. Une ancienne adjointe de Georges Tron à la culture à la mairie, Brigitte Gruel, comparaîtra également.

 «Cette décision me surprend», a réagi Georges Tron, qui a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation contre l'arrêt de la cour d'appel. L'élu a toujours clamé son innocence. Il est accusé de viols aggravés et d'agressions sexuelles aggravées contre les deux femmes qui avaient porté plainte contre lui en décembre 2011. Brigitte Gruel est quant à elle accusée de viol sur l'une des deux plaignantes, de complicité de viol sur l'autre et d'agressions sexuelles aggravées.

Le 25 mai 2011, les deux ex-employées municipales avaient accusé Georges Tron et Brigitte Gruel de viols et agressions sexuelles, sous couvert de réflexologie, l'art du massage thérapeutique des pieds. Sur fond de tensions politiques locales, l'affaire avait éclaté dans le sillage du scandale Strauss-Kahn. Georges Tron, alors secrétaire d'État à la Fonction publique sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait été contraint à la démission.

Georges Tron et Brigitte Gruel avaient été mis en examen en juin 2011 pour viols et agressions sexuelles en réunion.

Les juges d'instruction avaient conclu à un non-lieu pour Georges Tron et son adjointe à la culture en décembre 2013, sept mois après les réquisitions du parquet d'Evry qui avait requis un non-lieu le 15 mai. La fin de l'instruction avait été notifiée par les juges en octobre 2012, après plus d'un an d'enquête. 

Les raisons du renvoi :   http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-raisons-du-renvoi-aux-assises-de-george-tron-17-12-2014-4381113.php

La parole d'une plaignante :   http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/georges-tron-aux-assises-je-suis-soulagee-dit-l-une-de-ses-accusatrices-7775888760

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12/12/14

713 - Condamnation de Sébastien Malinge !

Justice

Peine de 30 ans de réclusion confirmée en appel à l'encontre de Sébastien Malinge.

Pour l'avocat général, la thèse de l'ADN de transfert est fantaisiste. S'adressant aux jurés : "On veut vous prendre pour des pigeons avec cet ADN de transfert". Il rappelle que les traces biologiques de l'accusé ont été retrouvées sur cinq supports découverts sur les lieux et notamment "sous les ongles de la victime (...) neuf des dix ongles".

30 ans sont requis par l'avocat général.

Pour la défense,  Me Guenoun a égrèné la longue liste des erreurs judiciaires ou des innocents avaient été condamnées injustement "pour des crimes atroces". Ils ont tous pour point commun d'avoir fait des "années de prison pour rien". Il a achèvé sa plaidoirie en dressant la liste des interrogations du dossier. Pour lui, l'enquête n'a pas permis de déterminer le mobile du crime. "Les coupables ont toujours des explications pas les innocents (...) j'en appelle au doute, ne faites rien contre votre conscience", dit-il aux jurés en demandant de prononcer un acquittement au terme d'une intervention d'une heure. Me Serge Billet démarre sa plaidoirie. . 

Pour Me Serge Billet l'enquête a avorté au moment où elle commençait. "Une enquête  fissurée, malade". Il estime que la veste portée par la victime était celle de sa fille  (porte-clé avec la date anniversaire de celle-ci), ce qui expliquerait la présence d'ADN de l'accusé sur ce vêtement. 

Me Philippe Expert  est revenu sur les carences du supplément d'information. "L'ADN ne veut pas tout dire", estime-t-il. Il a repris à son compte les conclusions du médecin légiste, le docteur Benslima, sur l'horaire resserré de la mort de la victime, entre 7H30 et 8 heures. Or, selon le témoignage d'un ami de Malinge, l'accusé était en train d'acheter des croissants car la veille ils s'étaient donné RV pour aller chercher une voiture de location, chose attestée par les caméras de surveillance de la ville d'Avignon. L'avocat général avait estimé que les éléments fournis par le médecin n'était pas assez précis. Me Expert souligne pour sa part les qualités professionnelles de l'expert judiciaire connu dans les juridictions depuis de très nombreuses années.

Mais, malgré tous les arguments des avocats de la défense pour qui le doute doit bénéficier à l'accusé, après un peu plus de trois heures de délibérés, la cour a déclaré Sébastien Malinge coupable et l'a condamne à une peine de trente ans de réclusion criminelle, conformément aux réquisitions de l'avocat  général. Une peine identique à celle prononcée en première instance. 

Reste la question sans réponse : Pourquoi Sébastien Malinge aurait tué une personne qu'il ne connait pas et contre laquelle il ne peut avoir aucun grief ?

Reste également le doute sur la qualité des analyses ADN :

Voir à ce sujet le cas de Alex Strubel sur ce site : http://blogdesinnocents.canalblog.com/tag/STRUBEL:

Alex STRUBEL  a été accusé d'avoir tué sa femme à la suite d'un prélèvement d'ADN. Mais l'analyse d'ADN n'a pas été faite à partir d'un prélèvement sur le noyau de la cellule(ADN Nucléaire) mais sur une autre partie de la cellule: les mitochondries (ADN Mitochondriale). Or, seule l'ADN nucléaire représente la carte d'identité génétique d'un individu tandis que l'ADN mitochondriale peut se retrouver commune à plusieurs individus car il s'agit de fragment d'ADN.

 

Posté par B2IA à 07:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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02/12/14

713 - Procès en appel de Sébastien Malinge : Des questions sans réponses !

Coup d'oeuil

Lundi 8 décembre 2014 commence le procès en appel de Sébastien Malinge, condamné en première instance en 2012 à 30 ans de prison dont 25 ans de sûreté pour le crime du parking des Italiens à Avignon en novembre 2010 (Une femme de 66 ans assassinée au pied d'un transformateur à l'aide d'un tournevis planté dans sa tempe).

La condamnation en première instance a été très lourde contre un homme qui a toujours clamé son innocence et contre lequel une seule charge l'a rendu coupable : la présence de son ADN, sur l'arme du meurtre (le tournevis) et sous les ongles de la victime.

Pourtant de nombreuses questions restent sans réponse ?

1 - L'absence de mobile du crime contre une victime que Sébastien Malinge ne connaissait pas et à fortiori n'avait jamais rencontrée.

2 - Le silence de la fille de la victime qui n'a fait connaître sa liaison avec Sébastien Malinge qu'au moment du premier procès alors qu'il était en détention depuis 18 mois. C'est à ce moment-là que Sébastien Malinge a appris l'existence du lien filial entre la victime et son ancienne relation.

3- Le désaccord entre la fille de la victime qui dit que la relation avec Sébastien Malinge n'a duré que deux mois alors qu'elle a été beaucoup plus longue selon Sébastien Malinge.

4 - La possibilité de la présence de l'ADN de Sébastien Malinge sur le tournevis car il avait utilisé celui-ci pour faire des petites réparations dans l'appartement de la fille de la victime.

5 - La possibilité de transfert de l'ADN sur les ongles de la victime car Sébastien Malinge a séjourné dans l'appartement de la fille de la victime pendant de longues périodes. Il a mangé, dormi, fait sa toilette dans cet appartement.  Or la victime a également séjourné dans cet appartement dans les jours qui ont précédé le meurtre. Elle a pu toucher de nombreux objets qui avaient été eux-mêmes utilisés par Sébastien Malinge. Des études canadiennes ont démontré que des transferts d'ADN étaient possibles entre un objet sur lequel sont déposées les traces d'ADN d'un individu et une autre personne qui touche l'objet.

Les avocats de la défense auront la lourde tâche de créer le doute dans la tête des jurés. Ils ont sollicité, au printemps 2014, un complément d'enquête pour apporter des réponses aux questions posées. Hélas, leurs requêtes, si elles ont bien déclenché un complément d'enquête et un report du procès en appel, ne semblent pas avoir été complétement entendues par les instructeurs du procès. Le complément d'enquête s'est soldé par de simples réauditions séparées de Sébastien Malinge et de la fille de la victime sans  confrontation et sans véritable recherches sur la possibilité de transfert d'ADN comme si la présence de l'ADN de Sébastien Malinge suffisait à boucler l'issue du procès.

A consulter les articles ci-dessous et le blog des amis de Sébastien Malinge:

 sebestinnocent.webnode.fr

 

Posté par B2IA à 12:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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