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« Le seul coupable ici c’est moi », a lancé ce mardi 17 mars 2015 Gabriel Iacono au troisième jour du procès en révision de son grand-père, l’ancien maire de Vence dans les Alpes-Maritimes. Devant la cour d’assises du Rhône, le jeune homme a confirmé avoir « menti », quand il a accusé Christian Iacono de l’avoir violé.

« Je me présente à vous pour innocenter mon grand-père. Il est absolument innocent », a déclaré Gabriel Iacono, 24 ans, en préambule d’un témoignage empreint d’émotion. Cramponné à la barre, le jeune homme, agent de sécurité « en CDD », s’est évertué à dédouaner son grand-père, âgé de 80 ans, dont le troisième procès pour viol s’est ouvert lundi. « C'est pas facile de dire qu'on est un menteur devant une cour d'assises », a-t-il soufflé. « Aujourd'hui c'est très dur de venir à la barre et de l'avouer », a-t-il ajouté la voix basse.

Non !  Gabriel IACONO n'est non seulement pas coupable mais plutôt victime d'un système absurde qui a eu son apogée au début des années 2000 !

Gabriel Iacono qui, selon le président de la cour Dominique Bréjoux, véhicule dans la vie un « malaise évident », a avoué s’être laissé « enfermer » dans son mensonge initial en juin et juillet 2000, quand il avait neuf ans. « Au bout de 10 jours, on m'a dit que c'était vrai, toutes les personnes autour de moi (...) Que ça ne pouvait être que mon grand-père. On m'a dit qu'à mon âge, je ne pouvais pas inventer ça (...) A un moment, je me suis enfermé là-dedans », a-t-il expliqué.

L'entourage, les enquêteurs, les psychologues doivent aussi se poser quelques questions sur leur manière d'aborder les déclarations d'un enfant. Ce triste fait divers le démontre. Un enfant de 9 ans n'est pas totalement conscient des accusations qu'il porte. C'est parfois un dérivatif pour atteindre d'autres objectifs. Gabriel IACONO le démontre. Enfermé dans son mensonge, il a obtenu la reconnaissance de son existence dans une famille déchirée. Il a obtenu l'amour de son entourage et le resserement de celui-ci autour d'un nouveau combat dont il était le centre de gravité.

Tous les intervenants devraient en tirer des leçons et en déduire que le théorême " L'enfant dit toujours la vérité" n'est pas vrai et qu'il a fait beaucoup de mal à certains innocents.

L'enfant est un être vivant avec toute sa complexité psychologique qui doit être appréhendé dans son ensemble et non pas par un seul de ses aspects lorsqu'il accuse...

Bravo à Gabriel IACONO d'avoir eu la force de se dégager de la prison dans laquelle la bonne conscience des adultes l'avait enfermé. Espérons pour lui que cet acte fort de sa vie d'adulte ne sera pas une descente aux enfers mais bien au contraire un marchepied pour affronter l'avenir !

Lire les observations de Monsieur Paul Bensussan, psychiatre expert agréé par la Cour de cassation et par la Cour pénale internationale sur le site du COMITE DE SOUTIEN DE CHRISTIAN IACONO

Lire également l'article de Nice-Matin sur la remise en cause des conclusions de l'expertise de l'époque.