Omar radhad

Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre le 23 juin 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes) de Ghislaine Marchal, riche veuve d'un équipementier automobile, dont il était le jardinier, Omar Raddad, qui a toujours clamé son innocence, espère encore aujourd'hui obtenir la révision de son procès.
Ce jeudi 5 novembre 2015, le parquet de Nice a déclaré que des traces d'ADN "exploitables" ont été mises en évidence dans de nouveaux prélèvements. Une fois analysés, ces nouveaux éléments permettront peut-être de trouver le chemin de la vérité  dans ce lourd dossier.

Ce rebondissement fait suite à la demande de Me Sylvie Noachovitch, l'avocate de l'accusé. Elle souhaitait que de nouveaux prélèvements soient ordonnés sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime. C'est sur ces deux portes qu'avaient été écrites les inscriptions "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" avec le sang de la victime. Pour que cette requête soit entendue par le parquet, elle s'est s'appuyée sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès.          

Ces traces n'ont pas encore été exploitées et devraient l'être "dans les mois qui viennent". Le parquet de Nice explique aujourd'hui qu'il faut "rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces", qui "peuvent provenir des protagonistes de l'affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits". Elles seront comparées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
                  
Me Noachovitch espère que l'exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le "véritable" meurtrier.