28/12/16

590 - Grâce présidentielle totale accordée à Jacqueline Sauvage

JJacqueline Sauvage peut sortir de prison immédiatement, a annoncé ce mercredi après-midi la présidence de la République. François Hollande a décidé de lui accorder une remise gracieuse du reliquat de sa peine d’emprisonnement.

Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans d’emprisonnement pour le meurtre de son mari violent.

“Le président de la République a estimé que la place de madame Sauvage n’était plus aujourd’hui en prison, mais auprès de sa famille”, lit-on dans un communiqué de l’Elysée. “Cette grâce met fin immédiatement à sa détention.”

La fin de peine de Jaqueline Sauvage était fixée au 2 juillet 2018.

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22/12/16

589 - 75 dollars pour réparer 31 années de prison liées à une erreur judiciaire

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Accusé à tort de viol en 1977, Lawrence McKinney a été libéré en 2009… avec un chèque de réparation de 75 dollars. Aujourd’hui, il demande que justice soit faite.

Tout commence à Memphis, en octobre 1977, lorsqu’une femme se retrouve victime d’un viol commis par deux cambrioleurs. Plus tard, la victime identifiera l’un d’eux comme étant Lawrence McKinney, un voisin, âgé de 22 ans à l’époque des faits. En 1978, le jeune homme est condamné pour viol et cambriolage à 115 années de prison.

En 2008 cependant, coup de théâtre : les avancées en matière d’expertises ADN permettent d’innocenter définitivement Lawrence. L’année d’après, ce dernier retrouve la liberté. Mais celle-ci a un goût amer : pour recommencer sa vie après 30 ans injustement passés derrière les barreaux, le département américain responsable des services correctionnels lui a remis un chèque de 75 dollars alors que le préjudice peut être évalué à plus d'un million de dollars.

Comble du malheur, Lawrence explique : “Comme je n’avais pas de carte d’identité, ça m’a pris trois mois pour pouvoir encaisser le chèque”. Aujourd’hui âgé de 61 ans, cette victime du système judiciaire espère bien toucher un dédommagement à la hauteur du préjudice subi. “J’ai passé la moitié de ma vie enfermé pour un crime que je n’avais pas commis, explique-t-il, je ne suis pas en colère après qui que ce soit car j’ai trouvé le Seigneur et épousé une femme géniale. Mais ce que je demande c’est d’être traité de manière juste au regard de ce que j’ai traversé”.

Lawrence McKinney a été suivi et aidé juridiquement par Innocence Project, une ONG qui aide les personnes incarcérées potentiellement innocentes. Son histoire a été racontée dans The Tennessean en septembre et dernièrement sur CNN.

Ses avocats ont tenté récemment de faire valoir les droits de l’ancien prisonnier devant le comité de probation du Tennessee et obtenir une « absolution » de la part des pouvoirs publics, qui serait synonyme d’une compensation financière.

L’avis unanime de ce comité a été de dire que les preuves qui ont innocenté Lawrence McKinney n’étaient pas, à leurs yeux, assez convaincantes pour mériter une compensation plus importante. Le fait qu’il ait été impliqué dans 97 « incidents » derrière les barreaux, et qu’il ait avoué être entré par effraction chez la victime à la fin de sa peine, a été retenu contre lui. Ses avocats ont répondu que l’aveu avait été fait dans sa 28e année de prison, sur leur conseil, en espérant une réduction de peine. Quant aux nombreux « incidents », l’intéressé les a reconnus, disant devant le comité qu’en prison « seuls les forts survivent ».

L’« absolution » que demande Lawrence McKinney dépend désormais du gouverneur du Tennessee, qui peut ne pas tenir compte de l’avis consultatif du comité. Le Tennessee est un des 29 Etats américains (plus le District de Columbia) qui prévoient une compensation financière pour les personnes incarcérées injustement. Vu la longueur de sa peine, il pourrait avoir droit à une somme d’un million de dollars, rien à voir avec les 75 dollars qu’on lui a accordés.

1 943 personnes ont été innocentées du crime pour lequel elles avaient été condamnées depuis 1989 aux Etats-Unis, selon le National Registry of Exonerations.

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21/12/16

588 - Un innocent tabassé pour des suppositions de pédophilie

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Les parents d'un garçon de cinq ans seront jugés le 17 février 2017 devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny pour violences en réunion sur personne chargée d'une mission de service public, a précisé le parquet. Vendredi 16 décembre,  ils ont agressé le directeur d'un centre de loisirs de Pantin (Seine-Saint-Denis) qu'ils soupçonnaient de pédophilie. 

La convocation leur a été notifiée mardi par le représentant du parquet, après 24 heures de garde à vue et un   placement sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès. 

Des sources concordantes avaient indiqué lundi que le directeur du centre de loisirs, 43 ans, avait été frappé vendredi soir "à coups de casque" par les parents d'un enfant de cinq ans, qui avait raconté avoir subi des attouchements. 

Le directeur souffre de graves blessures à la main et s'est vu prescrire 45 jours d'ITT, selon une source proche de l'enquête. 

Le garçon a reconnu "avoir menti"

Auditionné par les services de police au lendemain de cette agression, le petit garçon "a reconnu avoir menti", a-t-on indiqué de même source. 

La mère continue à soutenir que "son fils a été victime" d'agression sexuelle, a ajouté la source. Selon elle, "si son fils a dit avoir menti, c'est parce qu'il était impressionné par les policiers".  

Les parents, âgés d'une quarantaine d'années, ne sont pas connus des services de police. La mère est représentante de parents d'élèves.  

Le parquet de Bobigny a classé l'enquête qui avait été ouverte concernant les allégations d'agression sexuelle. 

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12/12/16

827 - MumiaAbu-jamal 35 ans de prison dont 20 dans les couloirs de la mort

Article de Gaël De Santis

Vendredi, 9 Décembre, 2016

L'Humanité

Mumia Abu-jamal

Sorti en 2011 du couloir de la mort, le militant noir américain, désormais condamné à vie, exerce son métier derrière les barreaux.

Il y a trente-cinq ans, le 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal, qui pratique l’activité de chauffeur de taxi pour gagner sa croûte, vient de déposer un client dans le sud de Philadelphie quand une fusillade éclate. Il est blessé. Non loin, le policier Daniel Faulkner est retrouvé mort. Ce soir-là, Mumia Abu-Jamal est arrêté, et depuis ne cesse de proclamer son innocence. Avant le procès, le juge Sabo a promis d’aider le jury à « frire le nègre ». À cette fin, des jurés noirs sont écartés. Ils n’auraient pas été partiaux, Mumia Abu-Jamal étant de couleur noire. Cet argument de l’impartialité ne s’applique pas à Sabo, membre de l’Ordre fraternel de la police, ce syndicat mafieux auquel appartenait également Daniel Faulkner. Six mois plus tard, le 3 juillet 1982, Mumia Abu-Jamal est condamné à mort. Il a fallu la mobilisation internationale pour, en 1995 et 1999, empêcher son exécution, et la persévérance de sa défense pour obtenir une révision de la peine. En 2011, la Cour suprême a estimé que Mumia Abu-Jamal n’a pas eu droit à un procès équitable et a commué sa peine en prison à vie.

Mumia Abu-Jamal est un prisonnier politique. À la fin des années 1970, journaliste radio, il couvre la répression de la communauté militante noire américaine. Militant des Black Panthers, il exprime les aspirations d’une communauté et devient la « voix des sans-voix ». Ses trente ans passés dans le couloir de la mort n’ont pas entamé sa détermination. Il continue, derrière les barreaux et par téléphone, de faire son métier sur les ondes de Prison Radio. Il n’est qu’à écouter sa dernière chronique, le 7 décembre, sur le meurtre de Walter Scott, automobiliste de 50 ans, tué dans le dos par un policier. Mumia Abu-Jamal y explique que, au procès, a été produite une vidéo où l’on voit « un homme blanc (qui) charge son arme, et tire, et tire, et tire, huit fois en tout. L’homme noir s’effondre et meurt ». Qu’importe, le policier a été acquitté. Contre de telles injustices, un mouvement est en plein essor aux États-Unis, Black Lives Matter (la vie des Noirs compte). Mumia Abu-Jamal, toujours cinglant, reprend l’expression : « La vie des Noirs ne compte pas (...) et, devinez quoi, les vidéos ne comptent pas non plus quand un homme noir est tué par un Blanc. » Le 29 novembre, une autre chronique rendait hommage à Fidel Castro, en soulignant l’apport du dirigeant cubain à la pensée du mouvement des Blacks Panthers. Ainsi, plusieurs fois par semaine, le journaliste fait son métier, signant « de la nation emprisonnée, je suis Mumia Abu-Jamal ».

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10/12/16

826 - Encore une exécution ratée aux Etats-unis

 

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Durant son exécution par injection létale qui a duré 34 minutes, un condamné à mort dans l'état américain de l'Alabama a émis des râles et fait des convulsions pendant 13 minutes, selon un journaliste témoin de la scène.

Cette affaire relançe la controverse sur l'efficacité des injections létales.

Ronald Smith, 45 ans, a été exécuté après avoir passé 21 années dans le couloir de la mort, ayant été reconnu coupable du meurtre de l'employé d'une supérette en 1994.

Durant son exécution par injection létale, qui a duré 34 minutes, le prisonnier a émis des râles et fait des convulsions pendant 13 minutes, a rapporté un journaliste d'Al.com, témoin de la scène.

Le condamné a été déclaré mort à 23h05, selon un porte-parole de l'administration pénitentiaire locale.

Pénurie des substances utilisées dans les injections létales

Les Etats américains où la peine de mort est en vigueur font face à une pénurie des substances utilisées dans les injections létales, alimentée par le refus de firmes pharmaceutiques, pour la plupart européennes, d'approvisionner les prisons.

Dans ce contexte de carence, divers Etats dont l'Alabama ont adopté pour leurs injections létales un protocole réunissant trois substances, l'une endormant le prisonnier, l'autre paralysant ses muscles et la troisième arrêtant son cœur. L'Alabama utilise comme première substance le midazolam, un produit très critiqué car étant un anxiolytique et non un anesthésiant.

Les dernières paroles de Ronald Smith ont été: "Non, madame", quand on lui a demandé s'il avait une ultime déclaration à faire. Toutefois, ses lèvres ont continué à bouger avant et après l'administration du midazolam et il a également serré le poing après la première injection, a précisé Kent Faulk, un reporter témoin de l'exécution. "Par moment son œil gauche s'est entrouvert", a-t-il également relaté.

Contactées par l'AFP, les autorités pénitentiaires de l'Alabama n'ont pas immédiatement donné suite pour confirmer ces faits.

"Une autopsie sera pratiquée sur le corps de M. Smith", a déclaré de son côté jeudi soir Jefferson Dunn, un responsable de l'administration pénitentiaire de l'Etat, en précisant que d'éventuelles "irrégularités" seraient ainsi mises au jour.

Au moins deux Etats, la Virginie et l'Ohio, prévoient de recourir au midazolam en début d'année prochaine, ce qui inquiète les associations militant pour l'abolition de la peine de mort.

Les Etats-Unis ont connu plusieurs exécutions "ratées" depuis janvier 2014, dont celles de Dennis McGuire, décédé dans l'Ohio après 25 longues minutes qui l'ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l'Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont l'agonie a duré deux heures en Arizona

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