manning

La militaire transsexuelle Chelsea Manning, qui s'appelait auparavant Bradley, a été condamnée en 2013 par la Cour martiale à 35 ans de prison pour avoir transmis en 2010 au site Wikileaks 700 000 documents classés «secret défense» en matière diplomatique et militaire sur les guerres en Irak et en Afghanistan. Elle n'aura finalement passé que quelques années derrière les barreaux du pénitencier militaire de Fort Leavenworth, aux confins du Kansas et du Missouri. En effet, en janvier, juste avant qu'il ne quitte la Maison-Blanche, l'ancien président américain, Barack Obama avait commué sa peine avant son départ de la Maison Blanche.

Cependant, cette remise de peine n'efface pas la condamnation en elle-même. Son appel en justice pourrait s'éterniser. L'ancienne analyste du renseignement aujourd'hui âgée de 29 ans reste donc légalement un soldat de l'U.S. Army. Elle est techniquement en congé sans solde pendant l'examen de l'appel et il reste hautement improbable que Chelsea Manning soit appelée à servir. Mais un de ses avocats assure que cette situation la maintient sous le joug de l'armée et l'expose à d'éventuelles sanctions au moindre faux pas, comme la révélation de nouveaux documents ou d'écrits qui dérangeraient le Pentagone.

Sa libération n'est pas accueillie favorablement par certains américains, à commencer par le président Donald Trump qui la considère comme une «traîtresse». En janvier, lors de l'annonce de Barack Obama il avait l'avait qualifié sur Twitter de «traître indigne qui n'aurait jamais dû être libérée».