Assange

C’est une lourde épée de Damoclès qui se lève au-dessus du ciel de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks. La Suède vient de classer sans suite la plainte pour viol qui le visait depuis 2010 et qui l’empêchait de quitter l’ambassade d’Equateur à Londres depuis cinq ans.

La procureur en chef Marianne Ny a décidé aujourd’hui d’interrompre l’enquête préliminaire sur l’accusation de viol concernant Julian Assange”, ont écrit les services des procureurs suédois dans un communiqué. Seule ombre au tableau pour le fondateur de WikiLeaks : la police britannique a indiqué dans la foulée être obligée de l’arrêter s’il tente de sortir de l’ambassade dans laquelle il est retranché depuis cinq ans.

Cette décision met fin à une bataille juridique entamée il y a sept ans, lors du dépôt de plainte d’une femme d’une trentaine d’années, que Julian Assange avait rencontrée lors d’une conférence à Stockholm. La jeune femme l’avait accusé d’avoir engagé une relation sexuelle non protégée alors qu’elle dormait à ses côtés, des faits que Julian Assange a toujours niés.

L’enquête est aujourd’hui classée en raison de la durée trop longue de la procédure et non grâce à de nouveaux éléments qui auraient permis d’innocenter l’accusé.

Julian Assange vit retranché dans l’ambassade d’Equateur depuis 2112, craignant d’être extradé vers la Suède puis vers les Etats-Unis où la justice pourrait le poursuive pour avoir divulgué en 2010 des centaines de milliers de documents confidentiels américains.

Le défenseur de Julian Assange affirme que les Etats-Unis cherchent maintenant ouvertement à l’arrêter. Maintenant que son mandat d’arrêt suédois est levé “il est possible qu’il puisse se rendre en Equateur pour y demander l’asile politique”, a également précisé Per Samuelson