19/05/17

916 - Plainte classée sans suite pour Julian Assange le fondateur de Wikikeaks

Assange

C’est une lourde épée de Damoclès qui se lève au-dessus du ciel de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks. La Suède vient de classer sans suite la plainte pour viol qui le visait depuis 2010 et qui l’empêchait de quitter l’ambassade d’Equateur à Londres depuis cinq ans.

La procureur en chef Marianne Ny a décidé aujourd’hui d’interrompre l’enquête préliminaire sur l’accusation de viol concernant Julian Assange”, ont écrit les services des procureurs suédois dans un communiqué. Seule ombre au tableau pour le fondateur de WikiLeaks : la police britannique a indiqué dans la foulée être obligée de l’arrêter s’il tente de sortir de l’ambassade dans laquelle il est retranché depuis cinq ans.

Cette décision met fin à une bataille juridique entamée il y a sept ans, lors du dépôt de plainte d’une femme d’une trentaine d’années, que Julian Assange avait rencontrée lors d’une conférence à Stockholm. La jeune femme l’avait accusé d’avoir engagé une relation sexuelle non protégée alors qu’elle dormait à ses côtés, des faits que Julian Assange a toujours niés.

L’enquête est aujourd’hui classée en raison de la durée trop longue de la procédure et non grâce à de nouveaux éléments qui auraient permis d’innocenter l’accusé.

Julian Assange vit retranché dans l’ambassade d’Equateur depuis 2112, craignant d’être extradé vers la Suède puis vers les Etats-Unis où la justice pourrait le poursuive pour avoir divulgué en 2010 des centaines de milliers de documents confidentiels américains.

Le défenseur de Julian Assange affirme que les Etats-Unis cherchent maintenant ouvertement à l’arrêter. Maintenant que son mandat d’arrêt suédois est levé “il est possible qu’il puisse se rendre en Equateur pour y demander l’asile politique”, a également précisé Per Samuelson

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18/05/17

915 - La lanceuse d'alerte américaine Chelsea Manning a été libérée

manning

La militaire transsexuelle Chelsea Manning, qui s'appelait auparavant Bradley, a été condamnée en 2013 par la Cour martiale à 35 ans de prison pour avoir transmis en 2010 au site Wikileaks 700 000 documents classés «secret défense» en matière diplomatique et militaire sur les guerres en Irak et en Afghanistan. Elle n'aura finalement passé que quelques années derrière les barreaux du pénitencier militaire de Fort Leavenworth, aux confins du Kansas et du Missouri. En effet, en janvier, juste avant qu'il ne quitte la Maison-Blanche, l'ancien président américain, Barack Obama avait commué sa peine avant son départ de la Maison Blanche.

Cependant, cette remise de peine n'efface pas la condamnation en elle-même. Son appel en justice pourrait s'éterniser. L'ancienne analyste du renseignement aujourd'hui âgée de 29 ans reste donc légalement un soldat de l'U.S. Army. Elle est techniquement en congé sans solde pendant l'examen de l'appel et il reste hautement improbable que Chelsea Manning soit appelée à servir. Mais un de ses avocats assure que cette situation la maintient sous le joug de l'armée et l'expose à d'éventuelles sanctions au moindre faux pas, comme la révélation de nouveaux documents ou d'écrits qui dérangeraient le Pentagone.

Sa libération n'est pas accueillie favorablement par certains américains, à commencer par le président Donald Trump qui la considère comme une «traîtresse». En janvier, lors de l'annonce de Barack Obama il avait l'avait qualifié sur Twitter de «traître indigne qui n'aurait jamais dû être libérée».

 

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16/05/17

1001 - Délit de solidarité

délinuants solidaires

Procès d’habitants de la vallée de la Roya « coupables » d’être venus en aide à des réfugié⋅e⋅s, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d’intimidation, poursuites - et parfois condamnations - de personnes ayant agi en soutien de migrant⋅e⋅s ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux... On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit.

Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n’adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l’écart des migrants, et qu’elles n’hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilé⋅e⋅s et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre.

100 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste par lequel elles entendent dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d’actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s’opposer à des politiques qu’on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu’en agent de politiques de fermeture : le droit d’agir en toute humanité.

http://www.delinquantssolidaires.org/le-manifeste/

 

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