la-mise-en-examen-de-l-instituteur-de-genlis-a-ete-levee-par-la-chambre-d-instruction-de-la-cour-d-appel-de-dijon-le-15-novembre-photo-archives-stephane-rak-1520413688

L’affaire de l’instituteur de Genlis a déjà fait couler beaucoup d’encre et elle n’a toujours pas trouvé son épilogue.
Éric Peclet, 42 ans, incarcéré en novembre 2016, durant quatre mois, pour le viol présumé de l’une de ses élèves, suspendu de l’Éducation nationale, puis libéré lorsqu’une analyse de la culotte de la petite victime avait révélé la présence de sperme dont l’ADN était celui d’un proche, reste toujours sous statut de témoin assisté après la levée de sa mise en examen en octobre.
Les gendarmes ont, depuis, été déchargés de l’enquête, désormais confiée à la police judiciaire de Dijon.
On a appris qu’Éric Peclet a de nouveau rencontré la directrice académique, qui lui a annoncé qu’il reprendrait ses fonctions le lundi 14 mai 2018 sur un poste administratif et provisoire tant qu’un non-lieu ne sera pas prononcé.
Par ailleurs, l’instituteur s’est de nouveau adressé à la défenseure des droits des enfants, pour souligner « les risques encourus actuellement par l’enfant, qui demeurent entiers », et ses craintes que ce dossier crée une forme de jurisprudence : « plus l’inaction judiciaire perdurera, plus les possibilités d’impunité d’abuseurs d’enfants s’amplifieront ».
Il faut également souligner que le rectorat n'a toujours pas accordé la protection juridique à Eric Peclet, protection à laquelle il a droit depuis que sa mise en examen est tombée. Ceci semble inconcevable d'autant plus que le Président de la Cour d'appel à, point par point, démonté toutes les charges et transformé la mise en examen en statut de témoin assisté.
Eric Peclet qui, non seulement n'a commis aucune faute professionnelle mais qui a subi toutes les humiliations d'une justice expéditive et arbitraire, doit encore continuer de s'endetter pour tous les frais  de procédure.
Il n'a jamais reçu aucune aide de l'Education nationale.
Quand Eric s'est retrouvé pendant des mois sans salaire, l'assistante sociale de l’Education nationale avait demandé une aide pour l'épouse d'Eric avec  4 enfants à charge sans autres revenus. Elle s’est vue répondre « Ces gens là n’ont droit à aucune aide »
Quelle honte de la part du rectorat !
Ecouter l'interview d'Eric Peclet sur RTL au matin du 14 mai 2018 :