30/05/18

1006 - Procès de Martine Landry, la militante d'Amnesty International.

Landry

Le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes) juge ce mercredi Martine Landry, militante d’Amnesty International âgée de 73 ans, accusée d’avoir aidé des migrants.

La retraitée aurait « facilité l’entrée » de deux adolescents sur le territoire français à Menton le 28 juillet 2017. Elle les aurait « pris en charge et convoyé pédestrement du poste frontière côté Italie au poste frontière côté France ». Les deux migrants, des Guinéens de 15 et 16 ans, avaient déjà été refoulés par la police italienne à Vintimille ( Italie).

Pour l’avocate de l’accusée, Martine Landry se trouvait du côté français de la frontière quand elle s’est occupée des jeunes gens. « Il n’y a pas d’infraction », affirmait-elle déjà en janvier dernier. « Martine Landry a accueilli ces jeunes une fois qu’ils avaient franchi la frontière, mais ne les a pas accompagnés d’Italie jusqu’en France ».

Martine Landry devait comparaître pour la première fois le 8 janvier mais l’affaire a été renvoyée au 14 février puis au 11 avril. La grève des magistrats et des avocats a entraîné un nouveau report de l’audience. Amnesty International et l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), les deux organisations où milite la septuagénaire, demandent « la nécessaire protection de celles et ceux qui apportent leur aide aux personnes migrantes et réfugiées ».

La procureure de la République, Valentine Vinesse, a en effet requis la relaxe.

Cette demande de relaxe intervient au terme d'une audience qui a laissé planer un véritable sentiment de malaise quant à la manière dont les mineurs sont traités par les autorités à la frontière. Malaise aussi envers une procédure à l'évidence mal ficelée, dont la procureure a du admettre qu'elle ne permettait pas de faire condamner la militante.

Après la plaidoirie de la défense, l'affaire a été mise en délibéré.

Le verdict sera rendu le 13 juillet 2018.

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19/05/18

596 - Accusé d'avoir voulu enlever 2 enfants, il est innocenté après une longue garde à vue

garde à vue

"On m'a traîné dans la boue." Luc, un homme de 60 ans accusé à tort lundi 14 mai d'avoir tenté d'enlevé deux enfants à Créteil (Val-de-Marne), se livre vendredi à Europe 1.

Lundi, un garçon de 9 ans et sa sœur de 8 ans préviennent leurs parents qu'ils ont été abordés, à la sortie de l'école, par un hommequi essaie de les faire monter dans sa camionnette. Arrêté en fin d'après-midi ,"avec gyrophare et tout", sur la base de la description des enfants et du numéro de plaque d'immatriculation, Luc passe deux nuits en cellule. 

"Je n'arrive pas à dormir la nuit"

Au commissariat, "tout le monde me regardait comme s'ils voulaient me cracher dessus. J'étais complètement perdu", assure Luc. Il est finalement innocenté, mercredi, lors d'une confrontation avec les enfants. "Ils ont admis que personne n'avait tenté de les enlever, que personne ne leur avait parlé ou demandé de monter dans une camionnette", a indiqué le parquet de Créteil, jeudi 17 mai. Le bornage du téléphone de Luc montre en outre qu'il n'était pas devant l'école au moment des faits supposés. 

Mais le sexagénaire n'est pas prêt d'oublier ses deux jours en garde à vue. "Je n'arrive pas à dormir la nuit, je me réveille tout le temps". Une fois relâché, "personne ne m'a rien dit, personne ne s'est excusé", affirme Luc, qui souhaite aujourd'hui porter plainte, selon Europe 1.

http://www.europe1.fr/societe/temoignage-europe-1-on-ma-traine-dans-la-boue-raconte-luc-accuse-a-tort-de-tentative-denlevement-denfants-a-creteil-3655985

 

 

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13/05/18

404 - Ecole de Genlis : L'instituteur réintégré dans l'Education Nationale à partir du 14 mai 2018

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L’affaire de l’instituteur de Genlis a déjà fait couler beaucoup d’encre et elle n’a toujours pas trouvé son épilogue.
Éric Peclet, 42 ans, incarcéré en novembre 2016, durant quatre mois, pour le viol présumé de l’une de ses élèves, suspendu de l’Éducation nationale, puis libéré lorsqu’une analyse de la culotte de la petite victime avait révélé la présence de sperme dont l’ADN était celui d’un proche, reste toujours sous statut de témoin assisté après la levée de sa mise en examen en octobre.
Les gendarmes ont, depuis, été déchargés de l’enquête, désormais confiée à la police judiciaire de Dijon.
On a appris qu’Éric Peclet a de nouveau rencontré la directrice académique, qui lui a annoncé qu’il reprendrait ses fonctions le lundi 14 mai 2018 sur un poste administratif et provisoire tant qu’un non-lieu ne sera pas prononcé.
Par ailleurs, l’instituteur s’est de nouveau adressé à la défenseure des droits des enfants, pour souligner « les risques encourus actuellement par l’enfant, qui demeurent entiers », et ses craintes que ce dossier crée une forme de jurisprudence : « plus l’inaction judiciaire perdurera, plus les possibilités d’impunité d’abuseurs d’enfants s’amplifieront ».
Il faut également souligner que le rectorat n'a toujours pas accordé la protection juridique à Eric Peclet, protection à laquelle il a droit depuis que sa mise en examen est tombée. Ceci semble inconcevable d'autant plus que le Président de la Cour d'appel à, point par point, démonté toutes les charges et transformé la mise en examen en statut de témoin assisté.
Eric Peclet qui, non seulement n'a commis aucune faute professionnelle mais qui a subi toutes les humiliations d'une justice expéditive et arbitraire, doit encore continuer de s'endetter pour tous les frais  de procédure.
Il n'a jamais reçu aucune aide de l'Education nationale.
Quand Eric s'est retrouvé pendant des mois sans salaire, l'assistante sociale de l’Education nationale avait demandé une aide pour l'épouse d'Eric avec  4 enfants à charge sans autres revenus. Elle s’est vue répondre « Ces gens là n’ont droit à aucune aide »
Quelle honte de la part du rectorat !
Ecouter l'interview d'Eric Peclet sur RTL au matin du 14 mai 2018 :
http://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/on-n-est-pas-soutenu-a-un-seul-moment-cingle-un-enseignant-accuse-a-tort-de-viol-7793373720
 

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