10/10/15

574 - Le difficile combat de Roland Agret pour la reconnaissance de ses droits d'innocent

Agret

Condamné en 1970 à 15 ans de réclusion criminelle pour un crime qu’il n’a pas commis. Malgré ses protestations d'innocence, il passera plus de six ans en prison. Il est libéré par grâce présidentielle (pour des raisons médicales) en 1977 après une grève de la faim d'un an et vingt-huit jours. Il est rejugé en 1985 acquitté le 25 avril de cette année. Pour obtenir son procès de révision, il est allé jusqu'à se couper deux phalanges et les envoyer au Garde des Sceaux. Il avait également avalé des fourchettes.

Le10 novembre 2005 , il s'est tiré une balle dans le pied pour protester contre le refus de la commission d'indemnisation de la cour d'appel de l'indemniser des années qu'il a passées en prison alors qu'il était innocent.

Finalement, il a obtenu 405 000 € en même temps que les innocents d'outreau injustement accusés.

Aujourd'hui, Roland Agret et son avocat se retournent vers la justice pour poser des quetions sur l'égalité de traitement des dossiers d'indemnisation des innocents injustement accusés.

Ils écrivent dans le blog de Roland Agret :

"En 2014, suite à un accident de santé très sérieux, en probable lien avec tout ce qu'il a enduré, il dû reprendre son dossier d'indemnisation, pour signaler l'aggravation de son état de santé. C'est alors qu'il découvrit progressivement que :
1. L'administration avait insisté et obtenu, qu'il signe quasiment sans délai de réflexion ,
2. Alors que, blessé par balle et sous l'effet de médicaments, il était hors d'état d'analyser et même de lire ce qu'il signait,
3. Le document rédigé par l'administration passait totalement sous silence l'énumération de tous ses préjudices,
4. En se documentant, Roland Agret ne tardait pas à découvrir, également, en fonction de la réponse du Ministre de la justice à une question orale au Sénat du 7 octobre 2010, parue au JO du Sénat page 2572 (alors que les dossiers des acquittés d'OUTREAU et le sien avaient été examinés en même temps, payés sur le même budget), que :
« Les personnes détenues à tort dans l'affaire d'OUTREAU ont été indemnisées pour cette erreur judiciaire, de sommes allant de 650 000 € à 1million d'euros ».
Or, outre les terribles sacrifices physiques, psychologiques, familiaux et professionnels, auxquels il fut contraint, pour prouver son innocence, Roland Agret a effectué : près de 7 années d'incarcération à tort, son calvaire jusqu'à l'acquittement dura 15 années. Ce qui n'est, fort heureusement pas le cas, des victimes acquittées d'OUTREAU.

Alors, pourquoi un tel déséquilibre, une telle injustice, une telle rupture d'égalité à son préjudice ?

Cela, alors que le Conseil Constitutionnel a dégagé de sa jurisprudence, concernant le respect du principe d'égalité : que l'administration se devait de mettre en œuvre, lors de ses choix : des critères objectifs et rationnels. "

Affaire à suivre   Lire le courrier adressé au Ministère de la Justice sur le blog de Roland Agret

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11/09/15

573 - ADN identiques, ça existe !

 

ADN3

Depuis les années 80, les enquêteurs font appel à l'ADN pour identifier le coupable ou encore pour innocenter un accusé. Un processus bien plus compliqué lorsque l'affaire inclut des jumeaux.

Au niveau des probabilités, la correspondance parfaite de deux ADN lorsque les individus ne sont pas apparentés arrive environ une seule fois sur un milliard. Si jamais les sujets sont frères et soeurs, cette probabilité baisse à une chance sur 10.000. Dans le cas de jumeaux identiques le profil ADN est en tout point semblable.

Le noeud de l'enquête réside donc bien entendu dans la possibilité de différencier l'ADN lorsque les suspects sont des jumeaux . C'est ce qui est arrivé dans l'affaire Gomis concernant une série d'agressions sexuelles.

Le mode opératoire de ces viols était identique. L'agresseur surprenait, par derrière, ses victimes tard le soir ou très tôt le matin avant de les contraindre, dans un endroit à l'écart, à des actes sexuels. L'individu prenait ensuite la fuite en prenant le soin d'emporter avec lui les effets personnels des femmes attaquées. Les policiers sont parvenus rapidement à identifier un ADN masculin commun aux différentes affaires. Un problème de taille s'est alors posé.

L'empreinte génétique ne correspondait pas à une mais deux personnes : les frères Gomis. Les policiers ont fini par arrêter les jumeaux. La tâche n'a pas été simple puisqu'il a fallu déterminer lequel des deux était l'auteur présumé des viols.

Durant leur garde à vue, les deux interpellés nient les faits d’une même voix. Au fil des confrontations cependant, deux trajectoires se distinguent. Elvin dispose d’alibis solides, notamment grâce à son téléphone portable, repéré par des bornes éloignées du lieu des viols.

Pour Yoan, les choses prennent une tournure sensiblement différente : certaines victimes témoignent de la présence d'éléments chez leur agresseur qui pouvaient faire penser que celui-ci était atteint de surdité. D’autres parlent encore d’un « zozotement » distinctif. Autant de pistes qui permettront aux enquêteurs de concentrer leur attention sur Yoan Gomis en excluant son jumeau Elvin de leurs soupçons.

Face à ces éléments, Yoan, après avoir continué de nier, finit par confesser partiellement ses crimes. Si le jeune homme reconnaît bien les agressions, ils nient le caractère sexuel des attaques.

Yoan Gomis a été condamné à douze ans de prison par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, jeudi 10 septembre 2015.

 

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15/06/15

572 - Outreau : "Limmense gâchis..." selon Jeanine Couvelard, mère de jean-Marc.

Outreau1

Témoignage émouvant de Jeanine Couvelard à Nord-Littoral. La mère de Jean-Marc Couvelard, adulte handicapé accusé à tort par le juge Burgaaud dans l'affaire d'Outreau alors que son handicap ne lui permettait pas de se déplacer, ne comprend toujours pas la tenue de ce troisième procès et l'attitude de l'association Innocence en Danger à l'origine de ce nouveau fiasco !

A lire sur Nord-Eclair

http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/outreau-3-c-est-un-immense-gachis-ia0b0n217133

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11/06/15

571 - Outreau : L'analyse de Florence Rault sur les associations extrémistes

Rault Florence2

" Bien sûr qu’il faut protéger les enfants et que la perversion sexuelle existe. Qui pourrait dire le contraire ? Mais faut-il pour autant brutaliser, voir massacrer des innocents pour faire avancer la protection de l’enfance ?

Illuminés, faux mages, psychologues de bazar, psychanalystes de pacotille s’y entendent pour battre monnaie

Faut-il détruire des familles pour satisfaire les complotistes, ces illuminés qui, utilisant les réseaux, bénéficiant de financement trouble, multiplient pressions et injures sous le prétexte de protéger l’enfant ?"

Lire l'article complet  de Florence Rault sur l'Obs :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1383482-outreau-complotisme-emotion-il-y-a-un-probleme-avec-la-protection-de-l-enfance.html

 

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09/06/15

570 - Outreau : L'analyse du psychiatre Paul Bensussan

 

bensussan2Paul Bensussan est psychiatre, expert agréé par la Cour de cassation et par la Cour pénale internationale. Il a été cité par la défense au procès en appel d'Outreau.

Le Figaro du 9 juin 2015 publie son avis sur la prise en compte de la parole de l'enfant dans les dénonciations d'abus sexuels.

Il dénonce la confusion du militantisme et de l'expertise judiciaire de Marie-Christine Gryson, l'expert psychologue en première instance dont les «expertises caricaturales» ont été dénoncées sans complaisance par l'avocat général et qui n'a jamais voulu admettre que des enfants victimes peuvent se tromper dans leurs déclarations, du fait même des traumatismes qu'ils ont subis.

"Authenticité émotionnelle confondue avec vérité historique, qui conduira à la validation sans discernement de la parole de l'enfant."

 A lire :

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/08/31003-20150608ARTFIG00189-affaire-d-outreau-de-l-innocence-meurtrie-a-l-innocence-meurtriere.php

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06/06/15

569 - Outreau : Plongée dans le monde des révisionnistes !

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En sortant du palais de justice de Rennes, Daniel Legrand, acquitté en tant que mineur des faits qu'on lui reprochait et après avoir déjà été acquitté en tant que majeur en 2005 pour sa période de majorité, a dû subir une fois de plus les invectives de quelques excités extrémistes qui étaient, par ailleurs, à l'origine de ce procès.

Il est indispensable de lire l'article de Florence Aubenas et de Lucie Soullier  dans le journal le Monde pour comprendre les arcanes de ces groupuscules fascistes.

 http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/06/05/outreau-trois-semaines-dans-l-ombre-des-revisionnistes_4648609_3224.html

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05/06/15

568 - Daniel Legrand définitivement acquitté.

 

daniellegrandvictoire

"Moi et mon père, on est innocents, je le dis avec force, courage et dignité", avait simplement déclaré Daniel Legrand vendredi 5 juin 2015, avant que la cour n'entame les délibérations au terme de trois semaines de procès.

Dans son réquisitoire jeudi, l'avocat général Stéphane Cantero avait demandé avec véhémence son acquittement, non pas au bénéfice du doute, mais parce qu'il "est innocent, parce qu'il n'a rien fait!"

Comme à Paris en appel en 2005, les six avocats de la défense ont choisi de ne pas plaider.

"A l'ensemble des questions sur la culpabilité de Daniel Legrand il a été répondu non", a déclaré le président de la cour, Philippe Dary, à l'issue d'un peu plus de cinq heures de délibérations.

L'ambiance dans la salle d'audience est restée sereine à l'exception de quelques applaudissements. Aussitôt, la mère et les deux soeurs de Daniel Legrand l'ont rejoint pour s'asseoir à ses côtés, dans le box des accusés, qu'il n'est plus.

Le père homonyme de Daniel Legrand, également ancien acquitté de la retentissante affaire de pédophilie d'Outreau (Pas-de-Calais), est décédé en 2012.

Emus, les quatre membres restants de la famille Legrand semblaient tenter de réaliser.

Jonathan Delay, 21 ans, un des quatre frères victimes de l'affaire d'Outreau, violé par ses parents et un couple de voisins condamnés pour cela en 2004, et qui avait désigné Daniel Legrand, pour la première fois à Rennes, comme agresseur, est resté très calme.

"Je me promenais avec un poids depuis 10 ans et je l'ai déposé à la barre", a-t-il déclaré, tout en se disant "un peu sous le choc" après l'annonce du verdict.

Quand il a pris la parole face aux nombreux journalistes, Daniel Legrand a essuyé quelques insultes, proférées par des activistes dont certains entourent depuis le début du procès les enfants Delay, victimes car violés par leurs parents, Thierry Delay et Myriam Badaoui, condamnés dans cette affaire.

Les avocats de Daniel Legrand ont dû hausser le ton pour appeler au respect de la décision de justice, menaçant de porter plainte pour diffamation.

« L'affaire d'Outreau trouve son épilogue dans des cris de haine et de honte, a dit Hubert Delarue. Aujourd'hui, ceux qui se présentent comme des censeurs, comme des juges, sont l'ignorance d'Outreau. »

Vidéos des réactions sur Sud-Ouest

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04/06/15

567 - Lettre aux âmes purificatrices d'Outreau !

 

innocence en danger 2

 « Les enfants Delay ne mentent pas, ils se trompent. Les images, les flashs, ce sont des souvenirs reconstruits. .. Je vous demande  d'acquitter Daniel Legrand  non parce qu'il y a des doutes mais parce que Daniel Legrand est innocent, parce qu'il n'a rien fait !... Je veux que dans votre motif, il apparaisse clairement qu'il est innocent.. », a lancé l’avocat général Stéphane Cantero aux six jurés, lors de son réquisitoire concernant le 3eme procès d’Outreau.

 « Encore une justice au service du complot international »  ne tarderont pas à crier les organisations extrémistes qui sont à l’origine de cette nouvelle torture infligée aux innocents d’Outreau et plus particulièrement au plus jeune d’entre eux, Daniel Legrand qui, dans son malheur, a dû subir la double peine car il était encore mineur au début de l’affaire et que ces prétendus faits dont on l’accusait n’avaient pas été jugés.

 Alors après un tel réquisitoire d’un avocat général aux assises et au renoncement des avocats de la défense de plaider, il peut être utile d’adresser quelques mots aux âmes pures de la morale, aux super-héros de la défense de l’innocence en danger, aux Batman de la chasse aux pédophiles, aux nettoyeurs des réseaux complotistes !

 «Demain (ou après-demain) à l’heure du  laitier, lorsque vous entendrez la sirène de la voiture de police dans votre quartier, vous sauterez du lit pour voir quel voisin est embarqué, piégé dans le réseau international de pédos que vous dénoncez depuis tant d’années...

Vous n’aurez que le temps d’être ébloui par le clignotement du gyrophare avant de vous rendre compte que c’est vous qu’ils embarquent.

Une erreur certainement !

« Demain, ils s’excuseront de s’être trompés de porte ! » penserez-vous à l’arrière de la voiture.

Non !

Assis sur une chaise en fer rouillé,  face à l’OPJ, vous crierez encore plus fort à l’erreur sur la personne lorsque vous entendrez l’infâme accusation : « Agression sexuelle dénoncée par un enfant de l’école voisine que vous protégez tous les jours contre le réseau de pédos qui sévit partout »

Après le « C’est pas possible... » de ce qui vous semblera être une plaisanterie ou un mauvais cauchemar, vous sortirez votre CV,  blindé comme un cerisier juste avant la récolte : horreur des pédos, amour des enfants, activisme dans votre association de protection de l’enfance en danger, informations à tout va sur l’autre vérité,  la vôtre, la seule objective face au complot international.

Les références, ce n’est pas ce qui vous manque !

Vous tomberez des nues lorsque vous entendrez l’OPJ vous répondre froidement : 

« L’un n’empêche pas l’autre ! »

Coincé(e) pendant 48 heures au fond d’une cellule crasseuse, vous connaîtrez alors les affres de la garde à vue et de la torture psychologique. De l’erreur de personne dont vous étiez certain(e) au départ de votre maison, vous passerez successivement au statut d’accusé(e) puis à celui de présumé(e) coupable avant celui du mis(e) en examen.

Devant une brochette d’enquêteurs, d’experts et de magistrats, tous plus compétents les uns que les autres pour détailler votre vie, vous ferez appel au raisonnement, au bon sens, à la logique, à la colère et parfois à la déraison tant ce monde vous semblera fou.

Rien n’y fera !

C’est la porte de la tôle qui se refermera derrière vous.

Bientôt vous entendrez sourdre au pied des barreaux qui vous enferment la rumeur qui se fait de plus en plus effrayante dans l’opinion publique et plus particulièrement au sein de l’association de vos anciens camarades de combat.

« Une brebis galeuse était parmi nous. Il faut la tuer. Mort aux pédos ! »

N’oubliez pas que l’accusation est grave, portée par un enfant de surcroît !

Vous le savez bien pour l’avoir répété suffisamment contre tous ces voleurs d’innocence : « Toute accusation de la part d’un enfant doit être jugée ! »

Alors vous serez jugé(e).

Au fond de vous, vous savez que vous n’avez jamais fait le moindre mal à un enfant.

Vous allez vous battre pour faire reconnaître cette innocence !

Il en va de votre vie.

Et, peut-être, si votre destin le permet, vous obtiendrez le soulagement de l’acquittement tant attendu !

Mais vous vous souviendrez alors de vos cris avant cette histoire : « Acquitté(e) ne veut pas dire innocenté(e) ! Lavé(e) du soupçon ne signifie pas vierge de toute tache ! »

Ah ! Comme vous étiez fier(e) et sûr(e) de vous lorsque vous portiez ces paroles, gonfalon de l’innocence en danger !

Alors, acquitté(e)  mais pas innocenté(e), lavé(e) de soupçons mais pas vierge de taches, vous traînerez derrière vous les affres de la souffrance,  noyé(e) dans les sueurs froides de vos cauchemars.

Mais, malgré le malheur et les humiliations qu’on vous a infligés, malgré les gélules de lexomil pour oublier le mal qu’on vous aura fait, vous penserez que vous en avez fini avec les arcanes judiciaires.

Erreur !

Il restait une petite chicane de procédure dans laquelle se sont engouffrés vos anciens amis protecteurs de l’innocence en danger, promoteurs de la lessive judiciaire « Lave plus blanc que blanc ».

Il faut que vous repassiez à la barre !

Alors une fois de plus, vous allez pleurer votre malheur, crier votre malchance, hurler votre bonne foi !

Mais rien ne fera changer d’avis vos anciens camarades de combat.

Pour eux vous faites désormais partie du complot international de la mafia pédophile.

Un point, c’est tout !

Vos lamentations ne seront que chialeries de façade dans leurs commentaires ironiques sur votre comportement.

Il vous resterait bien la corde, le train ou la balle pour leur faire un dernier bras d’honneur et retrouver votre liberté, l’éternelle.

Mais même cela, ils ne le respecteront pas et ne sauraient le comprendre.

 « A-t-on déjà vu un innocent se suicider ! Il fallait qu’il(elle)  soit vraiment coupable pour se détester à ce point là !» hurlera sans la moindre compassion la caravane devant les chiens qui aboient.

Non, camarade, la mort n’est pas la bonne solution !

Dans ce monde de fous dans lequel une bande d’incompétents vous a plongé(e), il ne vous reste qu’une seule direction pour survivre !

Prendre de la distance,  s’envoler sur les ailes d’un oiseau et de là-haut, avec la dérision qu’il convient, regarder vos anciens camarades retourner leurs fantasmes dans tous les sens sauf dans le bon !

Mais attention !

Au moment où ils vous apercevront planer bien au-dessus de leurs petites têtes, vous les entendrez hurler au ras du sol.

Mains propres, têtes hautes et couteaux entre les dents, ils n’hésiteront pas à s’armer de fusils en criant :

« Insupportable ! C’est à vomir ! Avec ses déjections, ce goujat (cette goujate)  pollue notre jardin aux allées si bien entretenues. Si cela continue, il (elle) finira par faire crever notre cerisier !  Tirons plusieurs balles sur l’infâme avant qu’il ne soit trop tard !  »

De là-haut,  sourire aux lèvres, blindé(e) contre leurs balles, vous n’aurez qu’une seule réponse à leur accorder !

« Soyez patients ! Votre tour viendra sur l’échiquier du malheur. Le hasard vous attend au coin de la rue. Il ne regarde jamais le CV de la proie qu’il attaque car il a autour de lui une meute de hyènes qu’il doit nourrir à tout prix ! »

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03/06/15

566 - Troisième procès Outreau : Paroles d'Innocences massacrées !

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"J'avais plein de choses à dire, mais ça ne vient plus parce que je suis terrifiée", a déclaré, en sanglots après quelques minutes à la barre l’ex-épouse de l'huissier Alain Marécaux, qui a refait sa vie. "C'est une honte de le faire venir ici !" a-t-elle ajouté en désignant Daniel Legrand, qui comparaît pour des accusations de pédophilie lorsqu'il était mineur non encore jugées pendant les deux premiers procès de cette affaire. "C'est pas normal qu'on t'ait mis là, c'est dégueulasse !" a-t-elle encore lancé, le visage en larmes, à l'adresse de Daniel Legrand. "Vous ne vous rendez pas compte de ce qu'on a vécu : il a été acquitté en tant que majeur !" des faits qui lui sont reprochés. "Je pense que ces enfants (les enfants Delay, parties civiles à ce procès), c'est une horreur ce qu'ils ont vécu, mais nous, on n'y est pour rien !" a-t-elle martelé. "Je pense à mes petits. J'ai une petite de 8 ans, je vais lui dire quoi ? Elle sait rien (de l'affaire Outreau). Les autres (enfants qu'elle avait au début de l'affaire) sont blessés, cassés..." "C'est pas normal qu'on t'ait mis là, c'est dégueulasse !" a-t-elle encore lancé, le visage en larmes, à l'adresse de Daniel Legrand. "Mes deux garçons ont pas d'avenir", a-t-elle poursuivi. "Eux, tout le monde s'en est lavé les mains... Du jour au lendemain, ils ont perdu leurs parents, du jour au lendemain ! Quand on a été acquittés : 'Débrouillez-vous pour votre suivi psy, allez-y, vous êtes acquittés, terminé, basta !' On fait quoi nous derrière ?" a-t-elle encore crié, soulignant qu'elle était toujours, dix ans après, sous traitement médicamenteux.


"J'avais (au début de l'affaire) trois enfants, mes enfants ne vont pas bien. Comment voulez-vous que mes enfants aillent bien ?" a expliqué l'huissier Alain Marécaux, 51 ans, lui aussi acquitté. "Aujourd'hui, je n'ai plus de contact avec ma fille, je garde contact avec mes deux fils", a-t-il expliqué.  "Mon premier fils, on me l'a rendu à 17 ans, il connaissait le juge des enfants, il a été placé... Mon deuxième fils a erré de famille d'accueil en famille d'accueil, chez sa mère, puis chez son père, mais ils vont pas bien... Ce jeune homme (Daniel Legrand) était innocent au même titre que moi, ça me peine énormément (...) On a l'impression d'un acharnement sur nous", a déclaré aussi par vidéoconférence Roseline Godard.

 "Ce n'était pas une nécessité de lui infliger un nouveau procès", a pour sa part déclaré l'abbé Dominique Wiel, 78 ans.

Karine Duchochois. « Je suis venue en me disant je suis superforte, ça ne me fait rien. » Elle a voulu montrer à tous qu’on peut sortir d’Outreau par le haut, faire d’un malheur sa chance, devenir chroniqueuse judiciaire. « On était les pions du juge Fabrice Burgaud, il n’écoutait rien. Et puis… » Et puis, elle craque, brusquement secouée de sanglots.

Roselyne Godard, apparaît. Elle raconte l’euphorie des premières années après son acquittement, les études de droit pour devenir avocate, comme Eric Dupont-Moretti, son défenseur. Il allait la prendre en stage, elle le lui avait fait jurer. Elle donnait des conférences sur les erreurs judiciaires. Elle a tout arrêté, sans même pouvoir se l’expliquer vraiment, parlant juste « des regards insistants » quand elle disait « Outreau » et de sa brusque envie de « disparaître ». Aujourd’hui, « je vis recluse, aucune vie sociale. L’idée de ce témoignage à la barre a déjà été un cauchemar ».

 

 

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29/05/15

565 - Procès Outreau : Témoignage du commissaire François-Xavier Masson

 

Policeécusson

Un nouveau témoignage à l'adresse des organisations extrémistes

qui ont imposé trois semaines de procès à un innocent !

Jeudi 28 mai, le commissaire François-Xavier Masson, responsable de la police judiciaire de Lille au moment de l'affaire d'Outreau, a confirmé les propos de son adjoint qui avait témoigné la semaine dernière à l'égard de Daniel Legrand fils. «Il y avait un décalage entre l'image qui nous était donnée de propriétaire de sex-shop, d'une maison en Belgique, violant et abusant des enfants, dirigeant presque un réseau», lâche le commissaire à la barre de la cour d'assises pour mineurs d'Ille-et-Vilaine.

«En garde à vue, c'est une image complètement différente que nous avons, quelqu'un qui est extrêmement simple, à mille lieues d'un dangereux pédophile international», poursuit le commissaire Masson.

La mère, Myriam Badaoui, qui a disculpé l'accusé lors de son audition, avait décrit au juge d'instruction Fabrice Burgaud, ce «Legrand» comme un «patron de sex-shop», «chef de réseau» et propriétaire d'une maison où se déroulaient des viols pédophiles en Belgique. «Il s'agissait de faire le tri dans ce que disaient les enfants, dans ce que corroboraient les adultes, déceler le vrai du faux en l'absence d'éléments matériels, puisque c'est la grande difficulté dans les affaires de pédophilie», a expliqué le commissaire. 

 «Notre grand drame à nous (son service d'alors à la PJ de Lille) c'est que nous n'avons jamais eu en face de nous Myriam Badaoui et les principaux accusateurs (entendus directement par le juge d'instruction)», a-t-il encore déclaré.

 

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