11/08/17

404 - Le combat continue pour la reconnaissance de l'innocence de l'instituteur Eric P.

avocat

A lire dans le journal Détective l'interview d'Eric P., l'instituteur accusé à tort  de viol sur une fillette de 4 ans alors que tous les faits démontrent son innocence.

http://livres.rencontres.bardot.barbara.star.over-blog.com/2017/08/agnes-riviere-au-coeur-d-un-drame-familial.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

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08/08/17

1004 - Cédric Herrou continuera à se battre

 CH

Pour l’ancien organisateur de concerts, aujourd’hui paysan, devenu en quelques mois la figure emblématique des soutiens aux arrivants dans la vallée de la Roya, la peine est bien plus sévère qu’en première instance, où il avait été condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis. Et alors que l’avocat général avait requis huit mois avec sursis. Par ailleurs, la cour d’appel l’a également condamné pour l’occupation illicite d’un bâtiment vacant de la SNCF. Cédric Herrou a annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation. « Il n’y a aucune flagrance de passage à la frontière, rien, je revendique seulement le fait d’accueillir des gens qui ont passé la frontière par leurs propres moyens », a-t-il déclaré après l’audience.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/08/08/aide-aux-migrants-le-delit-de-solidarite-denonce-apres-la-condamnation-de-cedric-herrou_5170166_3224.html#SWPAsperjJEMLzUk.99

 A lire

http://www.liberation.fr/france/2017/08/08/aide-aux-migrants-l-agriculteur-cedric-herrou-continuera-a-se-battre_1588770

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28/07/17

1003 - Cédric Herrou mis en examen une nouvelle fois

 

herrou

Le défenseur des migrants Cédric Herrou a été mis en examen, mercredi 26 juillet, pour aide à l’entrée et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière, a fait savoir le parquet de Grasse. Il a été placé sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions du parquet et risque jusqu’à cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende.

L’agriculteur militant a été interpellé lundi 26 juillet 2017 en gare de Cannes (Alpes-Maritimes) avec plus de 150 migrants arrivés chez lui depuis l’Italie et qu’il accompagnait pour demander l’asile. Cette figure emblématique de l’association de défense des migrants Roya citoyenne demande depuis des mois aux pouvoirs publics un accueil d’urgence pour les milliers de personnes originaires de régions instables d’Afrique arrivant de Vintimille (Italie).

Lundi, en deux trains distincts, plus de 230 migrants avaient gagné la vallée frontalière de la Roya avant de rejoindre Nice, accompagnés par des membres de l’association Roya citoyenne. Tous ceux interpellés à Cannes, 156 au total, ont été renvoyés en Italie.

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24/07/17

592 - La chambre des innocents de Mathieu Delahousse. un livre sur la réparation des erreurs judiciaires.

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Durant une année entière, Mathieu Delahousse est parti à la rencontre de ceux auxquels notre système judiciaire a volé une part de vie. Dans son livre "La chambre des innocents" (Flammarion avril 2017), il a tenté de capter leurs révoltes étouffées face à la froideur glaçante des autorités judiciaires.

Quel tarif pour dédommager la privation de liberté de ces victimes broyées par la machine judiciaire ? Quelle réparation pour leurs blessures intimes et profondes ?

Parfois, un chèque en forme d'excuses officielles leur est remis. Pas toujours, tant les règles sont strictes.

Audience après audience, des parties judiciaires d'une cruauté glaçante se sont succédé, bien souvent pendant des mois, sur la scène du théâtre médiatique, pour sacrifier l’innocent injustement accusé.

Puis longtemps après, si la victime a pu se sortir du fossé dans lequel la prétendue justice l’a jetée, une audience discrète tente de réparer l’erreur.

Erreur jamais reconnue officiellement, jamais sujette à des excuses, elle ne sera compensée que par ce petit chèque tendu du bout des doigts qu’un procureur et un comptable du Trésor ont raboté au maximum comme dans une affaire de marchand de tapis.

Dans toute cette tragédie, on cherche l'humanité des gens de justice et on ne la rencontre jamais. Il ne nous reste qu’à lire la douleur dans les yeux hébétés des victimes de l’arbitraire.

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24/06/17

591- Un homme accusé de viol sur sa fille a été acquitté et se dit victime de la parole manipulée

 

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Chantilly : Un homme jugé pour le viol de sa fille de 4 ans a été acquitté.

Eric M. a toujours dit avoir été victime des manipulations de l’enfant par sa mère qui voulait obtenir la garde exclusive de la fillette.

L’enquête avait démarré en juin 2012, lorsque Sylvie T., mère de Lorena, et séparée d’Eric M., dépose plainte pour des « faits d’agression sexuelle » commis sur sa fille de quatre ans. L’enquête délivrera le bilan psychologique de sa fille qui révèle des « attouchements à caractère sexuel par son père au moment du bain », à son domicile de Chantilly.

Pour les deux experts psychologues de l’unité médico-judiciaire (UMJ), qui entendent la petite fille peu de temps après les faits de viol supposés, les dires de l’enfant peuvent être sujets à caution car manifestement influencés par sa mère. « Une mère envahissante », exprime le premier spécialiste, qui ne pourra pas entendre la fillette toute seule lors de leur première entrevue. « Sans mettre totalement en doute ses paroles, c’est une enfant influençable et suggestible, qui adapte son récit, on ressent beaucoup l’influence de sa mère », appuie sa collègue de l’UMJ.

Un an plus tard, la mère de la victime transmet aux enquêteurs une vidéo où l’on voit l’enfant dans son bain, déclarant que son père « lui avait mis un doigt dans le vagin ». Il lui aurait aussi « demandé de venir dans son lit alors qu’il s’y trouvait nu ». Est-ce comme cela que l’on doit recueillir la parole d’un enfant de 4 ans ? La question reste posée !

En juin 2013, un examen gynécologique met en exergue « une lésion au niveau de l’hymen, constatations étant compatibles avec les allégations de l’enfant ».

Placé en garde à vue, l’accusé niera tout en bloc. Il se défendra en précisant que sa fille « se lavait seule depuis plusieurs années ». Ses proches le soutiendront et feront état d’un « complot » manigancé par l’ex-compagne d’Eric M., alors que la garde exclusive de sa fille est en jeu.

« C’est effectivement un cas de séparation compliqué, souligne Me Gallon, avocat de la fillette. Mais ses proches se servent de cette situation pour montrer qu’il ne s’est rien passé. Les examens médicaux sont pourtant clairs. »

Au mois d’octobre 2013, Eric M. sera mis en examen. Quelque temps plus tard, Lorena, alors âgée de 5 ans, sera claire face aux enquêteurs. « Je ne veux plus voir mon père ». L’accusé est depuis ce jour placé sous contrôle judiciaire.

Le procès s’est déroulé en juin 2017 et s’est soldé par l’acquittement du père.

Le rapport gynécologique était clair, il y a bien eu incision de l’hymen de la fillette. Restait à savoir qui en a été le responsable ? Pendant trois jours, le père a clamé son innocence, répétant qu’il s’agissait d’une manipulation de son ex-femme pour obtenir la garde exclusive de leur fille. 

Cette théorie, Maître Benitez de Lugo, l’avocate de la mère de la fillette, a tenté de la démonter. « Cette négation des faits est une énorme souffrance pour ma cliente, a-t-elle martelé. Si elle est aussi machiavélique que cela, pourquoi attendre trois ans après la séparation pour agir ? » En vain.

De son côté, après avoir exprimé des regrets sur une enquête « qui n’est pas allée au bout », Christian Gallon, l’avocat de la fillette, s’est interrogé sur la supposée manipulation de celle-ci, comme l’avait suggéré le père de famille durant ces trois journées d’audience. « A quatre ans et demi, est-on capable de jouer un rôle ? »

 Un argument sur lequel n’a pas manqué de rebondir l’avocat d’Éric M., Arnaud Robin, lors de sa plaidoirie : « Brigitte Fossey avait 4 ans sur le tournage de Jeux Interdits. Suffisant pour apprendre et réciter un texte. » Puis l’avocat s’est appliqué à démontrer la préméditation de cette mère qui aurait « toujours voulu évincer le père ». « Cette affaire commence lors de la rencontre, en 2010, avec le juge des affaires familiales auquel elle demandait une garde exclusive », a-t-il assuré.

 Le verdict rendu, reste encore une question en suspens. Qui est responsable du viol de la fillette ?

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22/06/17

1002 - Huit mois de prison requis contre Cédric Herrou - Délibéré le 8 août 2017.

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L’agriculteur bio de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes, Cédric Herrou, est devenu un des symboles de l’aide apportée aux migrants à la frontière franco-italienne.

Connu notamment pour avoir transporté des étrangers depuis l’Italie et aidé jusqu’à 200 d’entre eux, il a été condamné en première instance le 10 février dernier à 3000 euros d'amende avec sursis pour aide à l’immigration clandestine. Il avait été relaxé pour tout le reste de son action de secours, notamment le squat en octobre d’une ancienne colonie de vacances SNCF inoccupée pour y reloger une soixantaine d’Erythréens, dont la moitié de mineurs, qui campaient avant chez lui. Mais le parquet de Nice a fait appel, ainsi que la SNCF. Cédric Herrou a fait de même pour demander la relaxe en se disant « innocent ».

Après être resté un temps avec la centaine de militants venus devant le tribunal le soutenir, Cédric Herrou s’est expliqué à la barre. « J’ai l’impression de faire le travail de l’État », justifie-t-il, affirmant notamment que les mineurs en situation isolée dans les Alpes-Maritimes n’étaient pas pris en charge par les autorités.

Dans son réquisitoire, l’avocat général Christophe Raffin a  expliqué au président avoir du mal à comprendre les motivations « alambiquées » de Cédric Herrou. « Les situations de détresse [des personnes prises en charge par Cédric Herrou] ne diffèrent pas » de celles de centaines d’autres migrants, a-t-il fait valoir. Pour se prévaloir de l’immunité humanitaire, qui relaxe sous certaines conditions l’aide aux personnes en détresse, « il faut que le moyen employé soit le seul unique. Or, il existe des solutions alternatives déjà mises en œuvre par Cédric Herrou », le squat étant aujourd’hui totalement évacué. Une remarque qui n’a pas manqué de faire réagir les nombreux soutiens dans la salle… et d’agacer l’avocat général en retour. Après avoir affirmé que la peine prononcée en première instance n’était « ni adaptée, ni proportionnée » à la nature des faits, l’avocat général a requis huit mois de prison avec sursis.

L’avocate de la SNCF, Me Julie de Valkenaere, a pointé le fait que ledit squat constituait un logement « insalubre, sans eau, ni électricité, ni chauffage » pour les migrants présents à qui Cédric Herrou faisait courir un « risque ». L’avocate a demandé des remboursements de frais d’huissier engagés ainsi que des frais de déplacement d’un agent qui s’est rendu sur le lieu du squat. 

Lors de sa plaidoirie, l’avocat de Cédric Herrou, Me Zia Oloumi, a notamment rappelé la récente condamnation du préfet des Alpes-Maritimes par le tribunal administratif de Nice pour avoir porté une « atteinte grave au droit d’asile », après avoir refusé à une famille d’enregistrer une demande en ce sens. « La fraternité est le socle de la République […]. Cédric Herrou est le visage de la solidarité, poursuit l’avocat. Il y a eu un avant et un après Herrou dans cette vallée de la Roya. »

L’arrêt de la cour d’appel sera rendu le 8 août prochain à 8 h 30.

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20/06/17

404 - Pétition pour soutenir Eric P.

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Signez la pétition de soutien à Eric P. pour qu'il puisse revoir sa famille en Côte d'Or et que le véritable agresseur de la petite de 4 ans soit poursuivi en justice.

 https://www.change.org/p/minist%C3%A8re-de-la-justice-pour-que-la-justice-prot%C3%A8ge-enfin-la-fillette-de-genlis

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404 - Article d'Agoravox pour soutenir Eric P.

 

Justice

A lire sur Agorvox l'article de soutien à Eric P. injustement accusé d'agression sexuelle en Côte d'Or

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/soutenons-l-instituteur-eric-p-194229

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08/06/17

404 - Un instituteur de la Côte d'Or victime de la dictature de l'émotion !

ecole maternelle genlis

Depuis le jeudi 17 novembre 2016, Eric P., instituteur dans la Côte d’Or, est accusé d’un viol sur une petite fille de 4 ans pendant les heures de classe du lundi 14 novembre. Placé en garde à vue pendant 48 heures, il a été maintenu en détention provisoire pendant plus de 4 mois (libéré le 24 mars 2017) puis placé sous contrôle judiciaire à plus de 450 Kms de son domicile avec interdiction de se rendre dans la Côte d’Or où sa femme et ses enfants résident.

Gendarmerie, justice et médias se sont abattus sur lui sans vergogne en oubliant toute forme de prudence, certains que la parole de l’enfant, recueillie dans des conditions pour le moins étranges, est source de toute la vérité. Peu importe la suite de l’enquête qui pourrait innocenter Eric P. et devrait, peut-être, orienter l’instruction vers l’entourage familial de l’enfant.

 Le calvaire d’Eric P. continue. Vive la dictature de l’émotion !

Or, il y a impossibilité matérielle du viol en classe vu le temps de quelques minutes pendant lequel Eric P. est resté seul avec les enfants, en groupe de surcroît. Le témoignage de l’institutrice qui s’occupait des enfants au côté d’Eric P. confirme cette impossibilité matérielle au niveau du temps, du lieu et du groupe d’enfants.

Par ailleurs, une expertise conclue à l’absence de l’ADN d’Eric P sur les sous-vêtements de l’enfant.

Par contre, la même expertise met en évidence la présence d'une tache de sperme du père de l'enfant sur la petite culotte avec en son centre une tache de sang de l’enfant qui confirme l’agression sexuelle.

Ces éléments de l’enquête ne suffisent pas cependant à changer la direction de l’enquête. Le juge d’instruction a confirmé le contrôle judiciaire de l’instituteur en prétendant que la tache de sperme pouvait provenir d’un simple contact entre vêtements lors du mélange de linges sales.

Voici les faits détaillés et présentés par la mère de l’instituteur Eric P.

PLAINTE POUR VIOL

Le jeudi 17 novembre 2016, une plainte est déposée contre Eric P. pour viol dans le cadre de ses fonctions d’enseignant dans une école maternelle de Côte d’Or. La victime, la petite Lucie, qui vient d’avoir 4 ans la veille du dépôt de la plainte et qui présente en effet des traces d’agression sexuelle, désigne spontanément, aux dires de sa mère, l’enseignant. L’agression se serait déroulée le lundi 14 novembre, jour où le père découvre des traces de sang dans la culotte de sa fille au moment de la douche du soir.

Eric P. est placé immédiatement en garde à vue le jeudi 17 novembre. Après une garde-à-vue prolongée où il nie totalement les accusations qui lui sont reprochées, il est placé en détention provisoire à la Maison d’Arrêt de Dijon le samedi 19 novembre. Il en ressortira plus de 4 mois plus tard, le vendredi 24 mars.

UN VIOL A LA MATERNELLE : est-ce-possible ?

Problème. Ce lundi 14 novembre, Eric P. n’est pas seul sur le poste en question. C’est pour lui le premier jour d’un remplacement de deux semaines de la directrice en stage et l’enseignante qui a l’habitude de décharger la titulaire une fois par mois (un lundi sur quatre) est également présente. Par ailleurs, l’ATSEM est très régulièrement présente également dans la classe ou pour le passage aux toilettes.

Les dépositions des adultes présents ce jour-là dresse un tableau parfaitement normal du déroulé de la journée. Ni cris, ni pleurs, ni tristesse, ni le moindre petit changement de comportement de la part de Lucie n’est signalé. Pourtant l’agression a été violente, au point de laisser des traces de sang dans la culotte de l’enfant. L’enseignante confirme n’avoir quitté à aucun moment Eric P. excepté en sortant en récréation l’après-midi, elle-même étant sortie la première avec les premiers élèves déjà prêts et Eric P. ayant fermé la marche avec les derniers élèves, dans un laps de temps de 5 à 8 mn selon l’enseignante.

Absolument aucun élément ne venant étayer la théorie d’un viol à l’école, toute l’accusation est donc fondée sur la seule parole de l’enfant.

Or, les déclarations en question ne vont pas sans poser de sérieux problèmes.

Les INCOHÉRENCES dans les DÉCLARATIONS de la PETITE

Dans ses déclarations, les lieux de l’agression changent à chaque nouvel interlocuteur. Pour sa mère, cela s’est passé aux toilettes. Pour le médecin qui constate les lésions, cela s’est passé dans la salle de jeux. Pour les enquêteurs, cela s’est passé au coin cuisine (à priori dans la salle de classe). Pour la psychologue, cela s’est passé dans la salle de classe mais elle ne sait plus où…

Aucun de ses lieux n’est possible au vu des témoignages. Le juge d’instruction en convient et décrète donc de son propre chef que cela s’est passé en sortant en récréation, seule « fenêtre » possible, lieu et moment qui n’est à aucun moment évoqué par l’enfant.

Par ailleurs, dans ses déclarations, la petite Lucie explique que le maître lui faisait des milliers de bisous, qu’il l’a embrassée sur la bouche et que cela la faisait rire. Là encore, les témoignages sont formels : Eric P. garde toujours une distance par rapport aux élèves et s’interdit tout geste ambigüe.

La petite Lucie déclare qu’elle a eu mal et qu’elle a pleuré : les témoignages des adultes de l’école réfutent formellement cette possibilité.

De toutes ses déclarations contradictoires, le juge ne retient qu’une seule chose : elle désigne clairement le maître, point ! Pour le reste, les incohérences s’expliquent à cause du jeune âge de la victime !

Le RECUEIL DE LA PAROLE DE L'ENFANT

Le recueil de la parole de l’enfant pose également de sérieuses questions.
Les parents déclarent avoir découvert les traces de sang sur la culotte de la petite le lundi 14 au soir, avoir demandé à la petite si elle avait « mal au kiki » et, sur l’affirmative de cette dernière, avoir mis de la crème sans poser aucune question sur les circonstances de cette blessure car « ils ne se doutaient de rien » (!!!). La culotte finit au linge sale.

Après avoir envoyé la petite à l’école le mardi 15 (Eric P. est exceptionnellement envoyé sur une autre école ce jour-là) et le mercredi 16 (Eric P. est cette fois accompagné en permanence d’une stagiaire), la mère déclare avoir demandé à la petite si elle avait toujours mal le mercredi après-midi afin de lui mettre de la crème et qu’à ce moment-là la petite a spontanément désigné le « monsieur » qui a « gratté son kiki », « monsieur » qui deviendra très rapidement le maître.

Entre le lundi soir et les aveux « spontanés » du mercredi après-midi, n’y a-t-il aucun élément nouveau qui pourrait laisser suspecter que la petite ait pu avoir été influencée?

 Le mercredi midi, donc juste avant les déclarations de la petite, la mère récupère sa fille à l’école et aperçoit pour la première fois le maître. Elle le décrit à cette occasion comme quelqu’un « au teint mat, mal rasé, le regard fuyant… ». Difficile de penser que c’est en toute impartialité et sans arrière pensée que la mère est retournée auprès de sa fille et a obtenu les aveux « spontanés » !

Plus troublant encore : le témoignage de la mère change soudain devant la psychologue chargée d’expertiser la petit Lucie. Ce n’est plus à elle que la petite s’est confiée mais au père au moment de sa douche en revenant de l’école « le jour de ses quatre ans » (le mercredi midi ?) !

Qui a donc recueilli en définitive les aveux « spontanés » et à quel moment ? Il semble, d’après les déclarations contradictoires, que la spontanéité soit entourée d’une certaine manipulation des faits.

CONFLIT D’INTÉRÊT ?

Quoi qu’il en soit, à part la parole de l’enfant, il n’y a rien dans le dossier.

Comment alors expliquer la rapidité avec laquelle Eric P. se retrouve ainsi en prison ?

 Il n’est pas inutile à présent de relever que la maman de Lucie est GENDARME. Il n’est pas inutile de relever également que c’est à la GENDARMERIE que l’on demande de mener l’enquête et que le juge d’instruction se fie généralement aux avis des enquêteurs pour forger son opinion. La maman de Lucie déclare avoir, dès le mercredi après-midi, appelé son supérieur hiérarchique en voiture, en kit main libre, en présence de sa fille qui écoutait toute la conversation ! Cet appel à la hiérarchie serait moins « gênant » si la gendarmerie n’était en charge de l’enquête.

L’instruction se fera exclusivement à charge, contrairement à ce qui fut annoncé dans les journaux.

La maman déclare dans ses dépositions : « Je suis sûre qu’il l’a déjà fait. Il faut l’empêcher de nuire ».

Les gendarmes vont enquêter auprès des précédentes écoles pour débusquer de quoi alimenter cette théorie. Peine perdue. Mais il est étonnant de voir une plaignante avoir un tel poids dans le déroulé d’une affaire.

COUP de THÉÂTRE des ANALYSES ADN

Alors que, dans un premier temps les expertises ADN sur la culotte tâchée de sang ont simplement révélé l’absence de l’ADN d’Eric P., une seconde expertise révèle quant à elle une tâche de SPERME de 7 cm sur 2,5 cm sur le devant de la culotte de la petite victime. Il s’agit du sperme du père (voire éventuellement d’un frère) ! Au centre de cette tâche qui se trouve sur le DEVANT INTÉRIEUR de la culotte se trouve la fameuse trace de SANG qui témoigne de l’agression.

Ce coup de théâtre dans l’affaire, ajouté à tous les éléments suspects et incohérents, amène la défense à demander qu’Eric P. soit placé sous le statut de témoin assisté et qu’ainsi une enquête sérieuse puisse être menée sur le père.

Cette demande est rejetée par le juge d’instruction qui considère pour l’heure qu’il est possible que la culotte ait été « contaminée » dans le linge sale !

La SITUATION D'ERIC.P AUJOURD'HUI

L’instruction est toujours en cours. Après avoir enduré la garde-à-vue prolongée, la perquisition au domicile devant deux de ses enfants, plus de 4 mois de détention pendant lesquels il a été insulté et menacé, après la perte de son salaire obligeant sa femme et ses quatre enfants à quitter leur logement, Eric P. est actuellement en contrôle judiciaire à plus de 450 km de sa famille avec interdiction de se rendre dans le département de la Côte d’Or.

 Leur urgence, se retrouver enfin au plus vite et ils ont la crainte, au vu du déroulé arbitraire de l’instruction, que cette situation ne se prolonge.

La presse se met enfin sur le chemin de la vérité : Le_Bien_Public_2017/06/09

Reportage de France 3 Bourgogne avec intervention  de l'avocat d'Eric P. : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/genlis-instituteur-accuse-viol-ete-remis-liberte-clame-son-innocence-1269895.html

Site du comité de soutien : http://soutien-instit-genlis.blogspot.fr/

A suivre sur : https://www.facebook.com/profile.php?id=100005573295050

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05/06/17

1002 - Procès en appel de Cédric Herrou fixé au 19 juin 2017

 

cedric herrou

Le 10 février, Cédric Herrou était relaxé pour 3 chefs d’inculpations et écopait de 3000€ d’amende avec sursis pour un quatrième chef d'inculpation à savoir "l’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière". On aurait pu croire que l’histoire allait s’arrêter là mais malheureusement, le flux migratoire et la politique des autorités n’ont pas été modifiés par ce jugement. En effet les pouvoirs publics continuent à enfreindre la loi française et les conventions internationales sur l’enfance en reconduisant les mineurs isolés en Italie. Il y a quelques jours, un mineur a été recueilli à Nice après avoir subit 23 reconductions à la frontière…

Et puis bien sûr, des migrants continuent à arriver en nombre à la frontière sans qu’aucune mesure d’anticipation n’ai été prise. C’est donc avec satisfaction que Cédric Herrou avait appris que le parquet faisait appel. Comme Pierre-Alain Mannoni il sera convoqué à la Cour d’Appel d’Aix en Provence le 19 juin 2017.

La réponse de Cédric au procureur :

Monsieur le Procureur,

Je tenais à vous remercier d’avoir fait appel, je n’osais pas le faire moi même de peur que vous pensiez que je me serve de la justice comme d’une tribune politique.
Je trouve également que la question politique n était pas assez abordée et que Maître Oloumi et moi même n’avions pas assez insisté sur le fait que me actions portaient sur l’accès aux droit des réfugiés dans les Alpes Maritimes.
Ce département, comme vous le savez, bafoue les droits fondamentaux de ces personnes migrantes

Merci monsieur le Procureur pour votre écoute et votre sensibilité.
Très cordialement,

Cédric Herrou

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