22/11/15

821 -Sauvons le poète Ashraf FAyad condamné à mort pour apostasie par l'Arabie Saoudite

Ashraf

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Sauvons le poète Ashraf Fayad condamné à mort pour apostasie par l'Arabie Saoudite

 
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Le poète palestinien Ashraf Fayad a été condamné à mort, vendredi, pour "apostasie".

En d’autres termes, l’Arabie saoudite lui reproche d’avoir tenu des propos contre Dieu et contre le royaume. Une accusation qui repose sur un témoignage unique.
"J'ai été très choqué mais c'était attendu. Je n'ai cependant rien fait pour mériter la mort", a-t-il expliqué au journal britannique The Guardian.

Ashraf Fayad, qui avait représenté l'Arabie saoudite lors de la Biennale de Venise en 2013, était inquiété par la police religieuse du royaume pour des poèmes aux idées athées.

Le poète avait déjà été détenu en 2013, pour blasphème. Relâché le lendemain, Ashraf Fayad avait de nouveau été arrêté en janvier 2014. Cette fois-ci, il avait passé 27 jours au poste avant de se retrouver en prison.

Incitation à l'athéisme 
En 2014, il est alors condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouet en première instance après une plainte provenant d'un groupe de discussion culturel dans un café d'Abha (sud-ouest). Un homme affirmait alors l'avoir entendu tenir des propos contre Dieu, tandis qu'un religieux l'accusait de "blasphème" dans un recueil de poèmes que le Palestinien a écrit il y a 10 ans.
Lors du premier procès, Ashraf Fayad avait démenti que son ouvrage soit "blasphématoire", mais s'était quand même excusé. La cour n'avait alors "pas voulu le condamner à mort".

Mais mardi, selon l’ONG Human Right Watch, un autre tribunal est donc revenu sur cette décision, vendredi, jugeant que "le repentir, c'est pour Dieu". Privé de carte d'identité, le poète n'a pu bénéficier de l'aide d'un avocat pour se défendre.
Pour Ashraf Fayadh, cette condamnation vient après de nombreux problèmes rencontrés avec la police religieuse. Pour ces amis, qui avaient alors lancé une page de soutien, la police religieuse n'ayant trouvé aucune trace "d'incitation à l'athéisme" dans ses poèmes, elle l'avait poursuivi pour avoir fumé et pour arborer des longs cheveux.

ADRESSÉE À

Les autorités palestiniennes

Conseil des droits de l'homme des Nations unies

Sauvons le poète Ashraf FAyad condamné à mort pour apostasie par l'Arabie Saoudite

 

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05/11/15

704 - Nouvelle piste possible dans le dossier Omar Raddad

Omar radhad

Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre le 23 juin 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes) de Ghislaine Marchal, riche veuve d'un équipementier automobile, dont il était le jardinier, Omar Raddad, qui a toujours clamé son innocence, espère encore aujourd'hui obtenir la révision de son procès.
Ce jeudi 5 novembre 2015, le parquet de Nice a déclaré que des traces d'ADN "exploitables" ont été mises en évidence dans de nouveaux prélèvements. Une fois analysés, ces nouveaux éléments permettront peut-être de trouver le chemin de la vérité  dans ce lourd dossier.

Ce rebondissement fait suite à la demande de Me Sylvie Noachovitch, l'avocate de l'accusé. Elle souhaitait que de nouveaux prélèvements soient ordonnés sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime. C'est sur ces deux portes qu'avaient été écrites les inscriptions "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" avec le sang de la victime. Pour que cette requête soit entendue par le parquet, elle s'est s'appuyée sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès.          

Ces traces n'ont pas encore été exploitées et devraient l'être "dans les mois qui viennent". Le parquet de Nice explique aujourd'hui qu'il faut "rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces", qui "peuvent provenir des protagonistes de l'affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits". Elles seront comparées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
                  
Me Noachovitch espère que l'exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le "véritable" meurtrier.

 

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10/10/15

574 - Le difficile combat de Roland Agret pour la reconnaissance de ses droits d'innocent

Agret

Condamné en 1970 à 15 ans de réclusion criminelle pour un crime qu’il n’a pas commis. Malgré ses protestations d'innocence, il passera plus de six ans en prison. Il est libéré par grâce présidentielle (pour des raisons médicales) en 1977 après une grève de la faim d'un an et vingt-huit jours. Il est rejugé en 1985 acquitté le 25 avril de cette année. Pour obtenir son procès de révision, il est allé jusqu'à se couper deux phalanges et les envoyer au Garde des Sceaux. Il avait également avalé des fourchettes.

Le10 novembre 2005 , il s'est tiré une balle dans le pied pour protester contre le refus de la commission d'indemnisation de la cour d'appel de l'indemniser des années qu'il a passées en prison alors qu'il était innocent.

Finalement, il a obtenu 405 000 € en même temps que les innocents d'outreau injustement accusés.

Aujourd'hui, Roland Agret et son avocat se retournent vers la justice pour poser des quetions sur l'égalité de traitement des dossiers d'indemnisation des innocents injustement accusés.

Ils écrivent dans le blog de Roland Agret :

"En 2014, suite à un accident de santé très sérieux, en probable lien avec tout ce qu'il a enduré, il dû reprendre son dossier d'indemnisation, pour signaler l'aggravation de son état de santé. C'est alors qu'il découvrit progressivement que :
1. L'administration avait insisté et obtenu, qu'il signe quasiment sans délai de réflexion ,
2. Alors que, blessé par balle et sous l'effet de médicaments, il était hors d'état d'analyser et même de lire ce qu'il signait,
3. Le document rédigé par l'administration passait totalement sous silence l'énumération de tous ses préjudices,
4. En se documentant, Roland Agret ne tardait pas à découvrir, également, en fonction de la réponse du Ministre de la justice à une question orale au Sénat du 7 octobre 2010, parue au JO du Sénat page 2572 (alors que les dossiers des acquittés d'OUTREAU et le sien avaient été examinés en même temps, payés sur le même budget), que :
« Les personnes détenues à tort dans l'affaire d'OUTREAU ont été indemnisées pour cette erreur judiciaire, de sommes allant de 650 000 € à 1million d'euros ».
Or, outre les terribles sacrifices physiques, psychologiques, familiaux et professionnels, auxquels il fut contraint, pour prouver son innocence, Roland Agret a effectué : près de 7 années d'incarcération à tort, son calvaire jusqu'à l'acquittement dura 15 années. Ce qui n'est, fort heureusement pas le cas, des victimes acquittées d'OUTREAU.

Alors, pourquoi un tel déséquilibre, une telle injustice, une telle rupture d'égalité à son préjudice ?

Cela, alors que le Conseil Constitutionnel a dégagé de sa jurisprudence, concernant le respect du principe d'égalité : que l'administration se devait de mettre en œuvre, lors de ses choix : des critères objectifs et rationnels. "

Affaire à suivre   Lire le courrier adressé au Ministère de la Justice sur le blog de Roland Agret

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29/09/15

820 - Première femme exécutée aux Etats-Unis depuis 1976

Condamnée pour le meurtre prémédité de son mari, une femme de 47 ans a été exécutée en Géorgie.

Lire :

Etats-Unis : une femme de 47 ans exécutée en Géorgie

Les appels à la clémence de ses deux enfants auront été vains : mercredi 30 septembre, Kelly Gissendaner, 47 ans, a été exécutée par injection létale en Géorgie. C'est la première femme exécutée dans cet état depuis 70 ans.

https://fr.news.yahoo.com


https://fr.news.yahoo.com/etats-unis-une-femme-de-47-ans-executee-en-georgie-063310296.html

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11/09/15

573 - ADN identiques, ça existe !

 

ADN3

Depuis les années 80, les enquêteurs font appel à l'ADN pour identifier le coupable ou encore pour innocenter un accusé. Un processus bien plus compliqué lorsque l'affaire inclut des jumeaux.

Au niveau des probabilités, la correspondance parfaite de deux ADN lorsque les individus ne sont pas apparentés arrive environ une seule fois sur un milliard. Si jamais les sujets sont frères et soeurs, cette probabilité baisse à une chance sur 10.000. Dans le cas de jumeaux identiques le profil ADN est en tout point semblable.

Le noeud de l'enquête réside donc bien entendu dans la possibilité de différencier l'ADN lorsque les suspects sont des jumeaux . C'est ce qui est arrivé dans l'affaire Gomis concernant une série d'agressions sexuelles.

Le mode opératoire de ces viols était identique. L'agresseur surprenait, par derrière, ses victimes tard le soir ou très tôt le matin avant de les contraindre, dans un endroit à l'écart, à des actes sexuels. L'individu prenait ensuite la fuite en prenant le soin d'emporter avec lui les effets personnels des femmes attaquées. Les policiers sont parvenus rapidement à identifier un ADN masculin commun aux différentes affaires. Un problème de taille s'est alors posé.

L'empreinte génétique ne correspondait pas à une mais deux personnes : les frères Gomis. Les policiers ont fini par arrêter les jumeaux. La tâche n'a pas été simple puisqu'il a fallu déterminer lequel des deux était l'auteur présumé des viols.

Durant leur garde à vue, les deux interpellés nient les faits d’une même voix. Au fil des confrontations cependant, deux trajectoires se distinguent. Elvin dispose d’alibis solides, notamment grâce à son téléphone portable, repéré par des bornes éloignées du lieu des viols.

Pour Yoan, les choses prennent une tournure sensiblement différente : certaines victimes témoignent de la présence d'éléments chez leur agresseur qui pouvaient faire penser que celui-ci était atteint de surdité. D’autres parlent encore d’un « zozotement » distinctif. Autant de pistes qui permettront aux enquêteurs de concentrer leur attention sur Yoan Gomis en excluant son jumeau Elvin de leurs soupçons.

Face à ces éléments, Yoan, après avoir continué de nier, finit par confesser partiellement ses crimes. Si le jeune homme reconnaît bien les agressions, ils nient le caractère sexuel des attaques.

Yoan Gomis a été condamné à douze ans de prison par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, jeudi 10 septembre 2015.

 

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21/08/15

819- États-Unis : des innocents exécutés à cause d'erreurs de tests ADN du FBI

 

 

fbi-illustration

La police fédérale, pointée du doigt, reconnaît ses erreurs. Des analyses bâclées ont conduit de nombreux condamnés dans le couloir de la mort pour rien.

Lire : http://www.rtl.fr/actu/international/etats-unis-des-innocents-executes-a-cause-des-tests-adn-du-fbi-7777420849

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22/06/15

818 - Recours de Serge Atlaoui rejeté

 

atlaoui6La justice indonésienne vient de rejeter le recours déposé par le Français, condamné à mort pour trafic de drogue. Malgré ce revers, ses avocats indiquent qu'ils travaillent à de nouvelles procédures afin de lui éviter d'être exécuté.

 http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/22/01003-20150622ARTFIG00027-la-justice-indonesienne-rejette-le-recours-de-serge-atlaoui.php

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18/06/15

714 - Raphaël Maillant crie son innocence devant la Cour de révision

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Raphaël Maillant a-t-il été victime d'une erreur judiciaire ?

«J'ai subi un calvaire», affirme sur BFMTV celui qui clame depuis 24 ans son innocence. En 1997, il a été condamné à 17 ans de prison pour le meurtre de son ex-petite amie Valérie Bechtel, âgée de 20 ans, dont le corps sans vie avait été retrouvé dans les bois à Thaon-les-Vosges (Vosges) le 12 août 1991.

Après avoir passé 10 ans en prison, il a été libéré en 2004, et cherche depuis à être blanchi par la justice.

La requête de Raphaël Maillant a été rejetée à deux reprises en 1999, et en 2006, avant d'être acceptée par la commission de révision en 2014. La Cour de révision, juridiction exceptionnelle composée de cinq magistrats de la Cour d'Assises, se prononcera aujourd'hui jeudi 18 juin 2015 sur l'annulation de son procès.

Si le procès est annulé, un nouveau procès aura lieu aux assises.

Raphaël Maillant, aujourd'hui âgé de 43 ans, pourra éventuellement être innocenté, et recevoir des indemnités pour les dix ans qu'il a passé en prison.

L'avocat général préconise le rejet du recours en révision.

L'avocate de Maillant, Sylvie Noachovitch rappelle qu'il n'y avait contre lui «aucun élément matériel».

En effet Maillant avait été dénoncé par son meilleur ami de l'époque Yann Bello et condamné sur cette seule base. À la barre de la cour d'assises des Vosges, ce dernier expliquait que Maillant avait tué sa petite amie à la suite d'un cambriolage qui avait mal tourné. Yann Bello est lui condamné à deux ans de prison pour cambriolage, ainsi que l'aide fournie pour déplacer le corps de la victime.

La révision est une voie de recours extraordinaire, qui ne peut être déclenchée que si de nouveaux éléments apparaissent, «de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné».

Or, dans l'affaire Maillant, un élément de taille vient rebattre les cartes: Yann Bello a été condamné en 2014 à 25 ans de prison pour le meurtre et le viol de sa femme, à La Rochelle.

Le mode opératoire est le même que dans le meurtre de Valérie Betchel: victime dénudée, frappée, étranglée à l'aide d'un chiffon. Il avait alors affirmé n'avoir pas prémédité ce crime, mais agi sous le coup de la colère, rouant de coups la jeune femme, avant de l'étrangler à l'aide d'un d'une serviette. Valérie Betchel avait elle été assassinée par un torchon de cuisine. Circonstance troublante, qui a conduit la commission de révision des condamnations pénales à ouvrir de nouvelles investigations. Autre élément qui vient relancer l'enquête: un codétenu de Yann Bello, qui partageait sa cellule en 2011, affirmerait que ce dernier lui aurait avoué le meurtre de Valérie Betchel.

A lire : http://www.maitre-noachovitch.fr/affaires-mediatisees/affaire-raphael-maillant/

 

 

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15/06/15

572 - Outreau : "Limmense gâchis..." selon Jeanine Couvelard, mère de jean-Marc.

Outreau1

Témoignage émouvant de Jeanine Couvelard à Nord-Littoral. La mère de Jean-Marc Couvelard, adulte handicapé accusé à tort par le juge Burgaaud dans l'affaire d'Outreau alors que son handicap ne lui permettait pas de se déplacer, ne comprend toujours pas la tenue de ce troisième procès et l'attitude de l'association Innocence en Danger à l'origine de ce nouveau fiasco !

A lire sur Nord-Eclair

http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/outreau-3-c-est-un-immense-gachis-ia0b0n217133

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11/06/15

571 - Outreau : L'analyse de Florence Rault sur les associations extrémistes

Rault Florence2

" Bien sûr qu’il faut protéger les enfants et que la perversion sexuelle existe. Qui pourrait dire le contraire ? Mais faut-il pour autant brutaliser, voir massacrer des innocents pour faire avancer la protection de l’enfance ?

Illuminés, faux mages, psychologues de bazar, psychanalystes de pacotille s’y entendent pour battre monnaie

Faut-il détruire des familles pour satisfaire les complotistes, ces illuminés qui, utilisant les réseaux, bénéficiant de financement trouble, multiplient pressions et injures sous le prétexte de protéger l’enfant ?"

Lire l'article complet  de Florence Rault sur l'Obs :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1383482-outreau-complotisme-emotion-il-y-a-un-probleme-avec-la-protection-de-l-enfance.html

 

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