28/05/12

713 - Sébastien Malinge crie son innocence !

MALINGECondamné  le 22 mars 2012 à 30 ans de prison pour avoir assassiné une retraitée de 66 ans sur le Parking des Italiens d'Avignon en novembre 2010, les avocats de Sébastien Malinge ont fait appel du jugement d'assises.

Pour la défense, l'instruction ne permet pas de répondre à des questions essentielles autour du crime atroce de Michèle Martinez: "qui, quand, comment, et pourquoi ?". Ce dossier "est vide" car après avoir balayé quelques pistes, "les enquêteurs se sont focalisés sur Sébastien Malinge après une concordance entre sa signature ADN et celui retrouvé sur la victime et sur l'arme du crime". "Mais si l'ADN parle, l'ADN ne dit rien", assure Me Guenoun pour qui les enquêteurs ont perdu l'esprit critique.

"Le sort de Sébastien Malinge a été scellé le 23 décembre 2010 car la probabilité liée à l'ADN est devenue vérité". Puis "sans vouloir porter atteinte au souvenir de la victime" Me Guenoun a lancé aux jurés que cette dame était "une libertine qui chassait sur internet sous le pseudo de "douce amer"..."Elle était libre de rencontrer qui elle voulait quand elle voulait mais les enquêteurs n'ont pas cherché dans cette direction", s'est indigné l'avocat qui a donné lecture de messages de "Douce amer"… En évitant "les plus gore !".

Marianne Di Nicola, la fille de Michèle Martinez a reconnu avoir été la maîtresse de Sébastien Malinge "durant deux mois en 2008". Elle a précisé qu'elle l'avait rencontré une fois chez lui et plusieurs fois chez elle.

Me Expert, l'autre avocat de l'accusé, a insisté sur le danger du tout ADN. "Il est démontré sur l'audience par la révélation de Sébastien Malinge, qu'il a vécu dans la maison de la fille de la victime. Un transfert secondaire de son ADN étant possible scientifiquement, alors le doute est permis".

Dans ce dossier atypique, "le doute est envahissant", a conclu l'avocat.

Le doute n'a pas lieu d'être pour l'accusation et la partie civile. "Certes, nous n'avons que l'ADN mais quel ADN", a déclaré l'avocate générale Dorlhac pour qui il n'y a pas de place au doute dans ce dossier au regard des supports pertinents : "L'ADN n'est pas trouvé sur un mégot de cigarette à côté de la victime mais sous ses ongles, sur les manches de son blouson et sur le tournevis planté dans sa tempe !".

Lire le blog de soutien des amis de Sébastien Malinge

Posté par B2IA à 18:36 - - Commentaires [154] - Permalien [#]
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