La justice n’est pas infaillible !         

Donc, il est très probable que de vrais innocents croupissent derrière les portes d’enfer définitivement condamnés par la justice humaine. 

Leur ultime espoir est de faire entendre leur cri d’innocence de l’autre côté du mur.     

          Lorsque ce cri nous parvient, il est de notre simple devoir de les soutenir.                 

C’est ce que nous faisons dans le blog des innocents injustement accusés sans porter le moindre jugement sur le fond de l’affaire qui les concerne.

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Lire les informations sur :

Raphaël Maillant

- Sébastien Malinge

- Antonio Madeira

- Jean Paul Degache

- Daniel Massé

- Dany Leprince

- Edwige Alessandri

- Rudolph Clövers

- Omar Raddad

 

31/10/16

703 - Affaire omar Raddad - ADN pas encore identifié

omar raddad

L'affaire Omar Raddad finira-t-elle par être élucidée?

L'ADN relevé sur un scellé le 20 octobre 2016 dans l'enquête sur le meurtre de Ghislaine Marchal a relancé l'affaire Omar Raddad. Mais, il semblerait que cet ADN ne concorde pas totalement avec les fichiers d'empreintes génétiques.
Cependant, le suspect, dont les empreintes sont ressorties au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), devrait être entendu, à la demande du parquet de Nice. A la suite de son audition, ses empreintes seront à nouveau relevées, puis comparées à celles retrouvées sur les portes de la scène de crime.

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22/10/16

70*9 - Dany Leprince est sorti de prison le 22 octobre 2016

leprince

Dany Leprince a quitté sa cellule de la prison de Villeneuve-sur-Lot, samedi 22 octobre. Libéré sous conditions en 2012 après dix-sept années de réclusion pour un quadruple meurtre qu’il a toujours nié, il avait été réincarcéré, il y a six mois, pour non-respect de son assignation à résidence.

Dany Leprince, 58 ans, a été arrêté le 21 avril après que des gendarmes se sont aperçus qu’il avait quitté son domicile de Marmande (Lot-et-Garonne) pour s’installer chez sa nouvelle compagne dans l’Eure-et-Loir. Les gendarmes étaient venus lui notifier un refus d’assister aux obsèques de son père, organisées dans la Sarthe, où avaient été perpétrés les meurtres en 1994. Il avait obtenu en octobre 2012 une libération conditionnelle sous contrôle judiciaire strict, avec notamment port d’un bracelet électronique pendant un an et l’interdiction de s’exprimer publiquement.

 

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20/10/16

703 - Une piste qui pourrait innocenter Omar Raddad !

omar

Des traces ADN ne correspondant pas à celles d'Omar Raddad avaient déjà été retrouvées sur le lieu du crime, mais la justice lui avait refusé en 2002 un nouveau procès. Ce n'est que grâce à une nouvelle loi en date du 20 juin 2014, qui a assoupli les conditions de révision d'un procès criminel, qu'une nouvelle instruction a pu avoir lieu. Et en novembre 2015, quatre empreintes génétiques correspondant à quatre hommes, deux empreintes parfaitement exploitables et deux autres partiellement, ont été retrouvées sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène du crime. Sur ces deux portes avait été écrit «Omar m'a tuer» et «Omar m'a t» avec le sang de la victime.

Or, une trace ADN correspond à une empreinte génétique enregistrée au fichier national, ce qui soulève l'hypothèse d'un éventuel nouveau suspect, et pourrait innocenter le jardinier , condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, sans possibilité, à l'époque, de faire appel, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 1998 à la suite d'une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.  

«Il y a un soupçon d'identité entre une des traces retrouvées et un enregistrement au Fichier national automatisé des empreintes génétiques», a déclaré jeudi le procureur de la République de Nice Jean-Michel Prêtre. «Mais, a-t-il poursuivi, il y a des vérifications qui sont faites, pour l'instant il n'y a rien de certain. Cela doit être confirmé par des analyses en laboratoire».

 «Beaucoup de personnes ont sans doute touché ces portes depuis 1991», a-t-il encore observé. Omar Raddad, qui vit aujourd'hui à Toulon, a indiqué par la voix de son avocate Me Sylvie Noachovitch, être «impatient» que le coupable soit arrêté. Pour celle-ci, «c'est une très bonne nouvelle que cet ADN ait matché avec une personne inscrite au fichier national».

 «Cela écarte la piste d'un policier ou d'un journaliste qui, par exemple avec un postillon, aurait involontairement déposé son ADN sur le scellé au cours du procès», a relevé l'avocate, qui défend Omar Raddad depuis 2008 et se bat depuis cette date pour que de nouvelles comparaisons des ADN retrouvés sur la scène de crime soient faites avec le fichier national. «Cela conforte la position que j'ai toujours depuis 2008, j'ai bien fait de me battre», estime-t-elle. 

Me Noachovitch, qui a eu connaissance du nom de la personne désignée par ce recoupement d'ADN, attend maintenant que les choses aillent très vite. «J'espère avoir une réponse dès demain, ou au plus tard lundi, dès le retour des résultats du laboratoire», dit-elle. «Après, ce sera à la justice d'avancer en auditionnant la personne», a-t-elle estimé.

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10/10/16

703 - Affaire Omar Raddad : De nouvelles empreintes ADN sément le doute !

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Deux empreintes ADN retrouvées dans l'inscription "Omar m'a tuer" écrite avec le sang de la victime ne correspondent ni avec celui du jardinier ni avec d'autres suspects désignés par son avocate.

Ghislaine Marchal, une riche veuve vivant à Mougins (Alpes-Maritimes), alors âgée de 65 ans, avait été tuée à coups de couteau le 23 juin 1991 dans sa propriété. Son jardinier, Omar Raddad, avait été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle. Après 7 ans d'enfermement, il bénéficie d'une libération conditionnelle en 1998 à la suite d'une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac. 

Nouveau rebondissement dans cette affaire. Les empreintes génétiques récemment retrouvées sur trois scellés de l'affaire Omar Raddad ne "matchent" ni avec celles du jardinier marocain, ni avec celles de possibles suspects qui avaient été désignés par son avocate, apprend-on lundi 10 octobre auprès du parquet de Nice.

Mais la découverte de nouvelles empreintes relance l’enquête. La comparaison de ces traces, retrouvées sur deux portes et un chevron, n'a pas encore été faite avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), permettant de déterminer une éventuelle correspondance avec une personne répertoriée dans ce fichier, précise le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre.

Ces traces n'ont pas encore non plus été comparées avec les ADN d'autres personnes de l'entourage de la victime pour lesquelles l'avocate d'Omar Raddad, Sylvie Noachovitch, avait ultérieurement demandé aussi un recoupement, a ajouté Jean-Michel Prêtre au cours d'un point presse.

D'autres traces ADN ne correspondant par à celles de M. Raddad avaient déjà été retrouvées sur le lieu du crime, mais la justice lui avait refusé en 2002 un nouveau procès.

Cette fois-ci, le procureur l'assure : "On va aller au bout du possible"

S'appuyant sur la loi du 20 juin 2014 qui vise à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès, Me Noachovitch, avait demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime. C'est sur ces deux portes qu'avaient été écrites les inscriptions "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" avec le sang de la victime.

Une empreinte aurait pu être ajoutée !

En novembre 2015, quatre empreintes génétiques correspondant à quatre hommes, deux parfaitement exploitables et deux autres partiellement, avaient été retrouvées sur ces scellés.

Certains de ces ADN se mélangent avec ceux de Ghislaine Marchal, la victime. Cependant, rappelle le parquet, le fait que de l'ADN ait pu être mélangé à celui de la victime n'indique pas que cela ait été nécessairement concomitant. Il est possible qu'une empreinte, lors d'une manipulation ultérieure, ait pu être ajoutée à celle de Ghislaine Marchal.

 

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09/05/16

709 - Dany Leprince : Retour en prison pour 6 mois

leprince

La décision a bien été prise le 9 mai  comme prévu.

Dany Leprince retourne en prison pour 6 mois pour ne pas avoir respecté les contraintes géographiques de sa liberté conditionnelle.

Les conditions de sa libération en 2011 :

Pour pouvoir rester hors de prison, Dany Leprince devait remplir des conditions imposées par le tribunal d'application des peines. Il avait l'obligation de vivre à Marmande (Lot-et-Garonne) où résidait son ex-épouse, qu'il avait épousée durant sa détention. Il lui était également interdit de se rendre dans la Sarthe, la Mayenne et le Maine et Loire, des départements proches du théâtre du quadruple meurtre.

Mais Dany Leprince a changé de département et vit depuis décembre 2015 à près de 600 kilomètres de là, chez sa nouvelle compagne à Préaux-du-Perche dans l'Orne. Libéré sous conditions en 2012 après 17 années de réclusion pour un quadruple meurtre qu'il a toujours nié, il devra donc retourner derrière les barreaux pour  six mois faute d'avoir respecté les conditions de sa liberté conditionnelle.

Me Edouard Martial, son avocat, a expliqué lundi 9 mai que le tribunal d’application des peines d’Agen a condamné son client à une révocation partielle de sa liberté conditionnelle d’une durée de six mois. Le 29 avril, lors du débat contradictoire au tribunal, le parquet avait requis une révocation partielle de dix à douze mois. Les défenseurs de Dany Leprince, eux, avaient plaidé pour un simple « avertissement solennel ».
Rappelons qu'en décembre 2014, une nouvelle enquête a été ouverte pour trouver le ou les auteurs du quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué.

 

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29/04/16

709 - Dany Leprince fixé le 9 mai sur sa liberté conditionnelle

 

dany-leprince-en-prison-iDany Leprince reste en prison jusqu'au 9 mai, date fixée par le Tribuna l d'Application des peines pour décider de son avenir concernant sa liberté conditionnelle.

 Lire :    http://www.bfmtv.com/societe/dany-leprince-revocation-partielle-de-liberte-conditionnelle-requise-par-le-tribunal-970788.html

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22/04/16

709 - Dany Leprince sera-t-il obligé de retourner en prison ?

 

leprince

Dany Leprince retournera-t-il en prison ?

Condamné à la prison à perpétuité pour quatre meurtres, il devait résider à Marmande depuis octobre 2012, date de sa libération conditionnelle, dans un premier temps, puis chez un couple, après son divorce.

Mais les gendarmes ont découvert mercredi soir qu'il n'y habitait plus depuis le mois de décembre dernier.

Les forces de l'ordre souhaitaient remettre en mains propres une ordonnance du juge d'application des peines à Dany Leprince, suite à sa demande de se rendre aux obsèques de son père, ce jeudi après-midi, dans la Sarthe.

L'ordonnance lui signifiait qu'il n'avait pas l'autorisation de s'y rendre en raison de la trop grande proximité avec les lieux du drame et de sa famille car il aurait pu croiser lors des obsèques la seule survivante du drame, âgée de 2 ans au moment des faits en 1994, et sa famille.

Un mail lui avait précédemment été envoyé pour l'en informer mais les gendarmes voulaient s'assurer qu'il n'y aille pas s'il n'avait pas lu ses mails.

Prévenu dès mercredi soir que Dany Leprince résidait dans l'Orne, le juge d'application des peines a délivré un mandat d'arrêt contre lui pour violation des obligations conditionnelles. Mandat d'arrêt envoyé notamment aux services de gendarmerie des lieux des obsèques et des lieux où il résidait depuis décembre, et à la brigade de Marmande dans le cas où il serait revenu chez ses précédents hôtes.

Ces derniers mois, Dany Leprince avait formulé des demandes auprès du même juge pour pouvoir déménager en Eure-et-Loir chez sa nouvelle compagne. Cela lui avait été refusé en raison de la trop grande proximité avec les lieux du drame et de sa famille.

Suite à un nouveau refus en appel, il a formulé une autre demande.

Hier, apprenant qu'il était recherché, Dany Leprince a prévenu qu'il allait se rendre à la gendarmerie de Marmande, puis finalement qu'il irait plutôt en début d'après-midi au Service pénitentiaire d'information et de probation avec son avocat, Me Martial. Là, les policiers l'ont arrêté.

S'il ne semble pas nier la violation de l'assignation à résidence, son avocat parle de «traquenard», de «guet-apens» s'agissant de son arrestation. Le 29 avril 2016, un débat contradictoire aura lieu avec le juge d'application des peines afin qu'il statue sur la liberté conditionnelle de Dany Leprince. Elle peut être révoquée totalement, et il retournerait alors en prison, elle peut l'être partiellement, ou ne pas être révoquée du tout.

 A lire :    http://www.europe1.fr/faits-divers/dany-leprince-interpelle-le-jour-des-obseques-de-son-pere-2726386

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17/12/15

709 - Nouvelle enquête dans l'affaire Dany LEPRINCE

21 ans après le quadruple meurtre de Thorigné pour lequel Dany Leprince a été condamné à perpétuité, une nouvelle enquête pour meurtre et complicité de meurtre a été ouverte.

L’affaire Leprince a-t-elle livré tous ses secrets? Dany Leprince était-il seul quand il a massacré la famille de son frère? À qui appartiennent ces mystérieux ADN relevés sur la scène de crime et cette trace de chaussure Doc Martens taille 41 ?

Quel sens peut-on accorder à la découverte, en 2007, dans une carrière située à une vingtaine de kilomètres des lieux du massacre, d'un couteau gravé « Leprince » ?

Et surtout, comment interpréter les quatre versions différentes des faits livrés successivement aux enquêteurs par Martine, l'ex-épouse du meurtrier qui lâcha, lors d'une expertise psychologique, qu'elle avait « peut-être tué quelqu'un ».

Après avoir vu sa demande de révision rejetée, le 19 octobre 2012, Dany Leprince bénéficie d'une libération conditionnelle. On croit l'affaire terminée. C'est sans compter l'opiniâtreté de Robert Leprince, 77 ans. À l'automne 2014, le père de Dany et de Christian dépose plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction du Mans.

Après avoir reçu le feu vert de la Cour de cassation qui lui confirme que l'affaire n'est pas prescrite et considérant également que des éléments nouveaux sont apparus dans la procédure à l'occasion de la demande de révision, le parquet ouvre une nouvelle enquête, le 31 décembre 2014, et co-saisit deux juges d'instruction.

Lire l'article de Ouest-France en cliquant ICI

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05/11/15

704 - Nouvelle piste possible dans le dossier Omar Raddad

Omar radhad

Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre le 23 juin 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes) de Ghislaine Marchal, riche veuve d'un équipementier automobile, dont il était le jardinier, Omar Raddad, qui a toujours clamé son innocence, espère encore aujourd'hui obtenir la révision de son procès.
Ce jeudi 5 novembre 2015, le parquet de Nice a déclaré que des traces d'ADN "exploitables" ont été mises en évidence dans de nouveaux prélèvements. Une fois analysés, ces nouveaux éléments permettront peut-être de trouver le chemin de la vérité  dans ce lourd dossier.

Ce rebondissement fait suite à la demande de Me Sylvie Noachovitch, l'avocate de l'accusé. Elle souhaitait que de nouveaux prélèvements soient ordonnés sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène de crime. C'est sur ces deux portes qu'avaient été écrites les inscriptions "Omar m'a tuer" et "Omar m'a t" avec le sang de la victime. Pour que cette requête soit entendue par le parquet, elle s'est s'appuyée sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d'un procès.          

Ces traces n'ont pas encore été exploitées et devraient l'être "dans les mois qui viennent". Le parquet de Nice explique aujourd'hui qu'il faut "rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces", qui "peuvent provenir des protagonistes de l'affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits". Elles seront comparées au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
                  
Me Noachovitch espère que l'exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le "véritable" meurtrier.

 

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18/06/15

714 - Raphaël Maillant crie son innocence devant la Cour de révision

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Raphaël Maillant a-t-il été victime d'une erreur judiciaire ?

«J'ai subi un calvaire», affirme sur BFMTV celui qui clame depuis 24 ans son innocence. En 1997, il a été condamné à 17 ans de prison pour le meurtre de son ex-petite amie Valérie Bechtel, âgée de 20 ans, dont le corps sans vie avait été retrouvé dans les bois à Thaon-les-Vosges (Vosges) le 12 août 1991.

Après avoir passé 10 ans en prison, il a été libéré en 2004, et cherche depuis à être blanchi par la justice.

La requête de Raphaël Maillant a été rejetée à deux reprises en 1999, et en 2006, avant d'être acceptée par la commission de révision en 2014. La Cour de révision, juridiction exceptionnelle composée de cinq magistrats de la Cour d'Assises, se prononcera aujourd'hui jeudi 18 juin 2015 sur l'annulation de son procès.

Si le procès est annulé, un nouveau procès aura lieu aux assises.

Raphaël Maillant, aujourd'hui âgé de 43 ans, pourra éventuellement être innocenté, et recevoir des indemnités pour les dix ans qu'il a passé en prison.

L'avocat général préconise le rejet du recours en révision.

L'avocate de Maillant, Sylvie Noachovitch rappelle qu'il n'y avait contre lui «aucun élément matériel».

En effet Maillant avait été dénoncé par son meilleur ami de l'époque Yann Bello et condamné sur cette seule base. À la barre de la cour d'assises des Vosges, ce dernier expliquait que Maillant avait tué sa petite amie à la suite d'un cambriolage qui avait mal tourné. Yann Bello est lui condamné à deux ans de prison pour cambriolage, ainsi que l'aide fournie pour déplacer le corps de la victime.

La révision est une voie de recours extraordinaire, qui ne peut être déclenchée que si de nouveaux éléments apparaissent, «de nature à faire naître un doute sur la culpabilité du condamné».

Or, dans l'affaire Maillant, un élément de taille vient rebattre les cartes: Yann Bello a été condamné en 2014 à 25 ans de prison pour le meurtre et le viol de sa femme, à La Rochelle.

Le mode opératoire est le même que dans le meurtre de Valérie Betchel: victime dénudée, frappée, étranglée à l'aide d'un chiffon. Il avait alors affirmé n'avoir pas prémédité ce crime, mais agi sous le coup de la colère, rouant de coups la jeune femme, avant de l'étrangler à l'aide d'un d'une serviette. Valérie Betchel avait elle été assassinée par un torchon de cuisine. Circonstance troublante, qui a conduit la commission de révision des condamnations pénales à ouvrir de nouvelles investigations. Autre élément qui vient relancer l'enquête: un codétenu de Yann Bello, qui partageait sa cellule en 2011, affirmerait que ce dernier lui aurait avoué le meurtre de Valérie Betchel.

A lire : http://www.maitre-noachovitch.fr/affaires-mediatisees/affaire-raphael-maillant/

 

 

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