15/12/08

2903 - Alfred DREYFUS - 1906

DreyfusAlfred Dreyfus naît en 1859 à Mulhouse d’une vieille famille juive alsacienne. Après l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne en 1871, le père d'Alfred Dreyfus, Raphaël choisit la nationalité française pour toute la famille. C’est un enfant délicat, curieux et persévérant, « rêveur incorrigible » ; l'enfance très choyée d'Alfred Dreyfus s’écoule paisiblement sous la protection de ses six frères et sœurs.

 

 Marqué lorsqu’il avait 11 ans par l’entrée des Prussiens à Mulhouse, Alfred Dreyfus décide ensuite de s’engager dans l’armée afin de défendre la France. Alfred Dreyfus entre alors à l’Ecole polytechnique en 1878 et devient officier d’artillerie.

Il épouse en 1890 Lucie Hadamard, qui descend d’une famille messine au patriotisme et à la réputation irréprochables. La même année
Alfred Dreyfusentre à l’Ecole Supérieure de guerre. Il est nommé à l’Etat-Major de l’Armée.

Arrêté le 15 octobre 1894 par le commandant Paty de Clam, Alfred Dreyfus est accusé d’être l’auteur d’un document dérobé à l’ambassade d’Allemagne, annonçant la livraison de documents concernant la défense nationale. Désigné comme coupable, Alfred Dreyfus fut condamné le 22 décembre 1894, dégradé au cours d’une cérémonie publique puis déporté au bagne de l’Ile du Diable en Guyane française. Malgré la découverte d’un document « le petit bleu » par le colonel Georges Picquart attestant de l’innocence du capitaine Dreyfus et de la mobilisation d’une bonne partie de l’opinion publique, il est de nouveau condamné par le Conseil de Guerre de Rennes. Il sera gracié par le Président Loubet.
Le 12 juillet 1906,
Alfred Dreyfus sera enfin réhabilité et réintégré dans l’Armée française.

Ce stoïcien n'a jamais voulu faire appel à la pitié, mais simplement demander justice. Il a rédigé durant son interminable supplice les Lettres d'un innocent dont Zola, qui sut réveiller la conscience humaine, disait " je ne connais pas de pages plus hautes, plus éloquentes, c'est le sublime dans la douleur et plus tard elles resteront comme un monument impérissable lorsque nos oeuvres à nous, écrivains, auront peut-être sombré dans l'oubli ".

Plus d'informations sur le site ALBERT DREYFUS

Posté par B2IA à 22:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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